08 mars : des nénettes gazées lors d’un carnaval

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Club des jeunes filles leaders de Guinée
Un carnaval a  eu lieu jeudi dans l’ après-midi du 08 mars, du fameux stade du 28 septembre au palais du populo. Il a été organisé par le CJLDG  qui veut attirer l’attention des auto-risées sur les vies-aux-lances que subissent chaque jour les nénettes.
Les nénettes du club des jeunes filles leaders de Guinée (CJLDG), ont choisi de faire un carnaval pour fêter la journée (inter) nationale des droits des femmes ce 08 mars. Ce carnaval à eu pour itinéraire l’entrée du stade du 28 septembre et a abouti au palais du populo.
Une vingtaine de nénettes habillées en chemise rouge, ont fait le carnaval. Elles ont commencé la marche en scandant plusieurs slogans qu’elles avaient sur des pancartes, entre autres: «Nous sommes fatiguées.  Aidez moi, éduquez-moi, ma voix compte aussi. Comme un décor, je ne suis là que pour le satisfaire ? ».Mais elles n’ont pas marché longtemps. Elles sont arrêtées par les Farces de désordre.
Hadja Idrissa Bah, présidente du club proteste. Les guides qui les précédaient se mettent à l’écart. Comme si c’était un signal, les filles commencent à se disperser à la vue des canons de gaz  lacrymogènes que tiennent les agents jasant des farces de désordre. Une débandade s’organise dans le quartier  alors que le gaz est lancé partout où du rouge apparaît. Dans la foulée, deux garçons sont attrapés.  Un qui était devant sa maison et un autre élève qui accompagnait les nénettes. La présidente  est alors obligée de lire la déclaration dans une ruelle au micro de quelques journaleux.
Dans cette déclara-chions, le club des nénettes attire l’attention de l’opinion publique sur les vie-aux-lances que subissent les nounous et nénettes. Elles  parlent des activités du club et des efforts menés par le gou-vainement pour la réduction des inégalités sociales basées sur le genre mais sans grand succès. Ce qui fait qu’elle exige du gou-bernement l’application de toutes les lois et conventions portant prévention et répression des violences faites aux femmes. «Ça nous étonne pas. C’est notre journée aujourd’hui, nous voulons dénoncer les pratiques et appeler aux autorités de répondre à leurs responsabilités mais malheureusement même pas quelques mètres, on nous arrête en disant, il faut arrêter. Ils n’ont même pas pu lire les messages qui se trouvent sur les pancartes. Franchement nous sommes déçus d’eux et c’est pas comme ça on peut gérer un pays. Des jeunes filles qui ont moins de 20ans sortent dans la rue pour réclamer, on doit nous écouter. Aujourd’hui, Ils ont lancé des gaz lacrymogènes contre nous, Ils ont pris un jeune qui était parmi nous. C’est décourageant. Il faut que les autorités reprennent leurs responsabilités, que ces gendarmes sachent pourquoi nous sommes sorties. C’est pas une marche, c’est un carnaval, Un défilé », précise Hadja Idrissa Bah.
Nénettes, il faut savoir qu’à Con-à-cris, c’est une habitude des gens-drames et que le gaz  lacrymogène fait partie intégrante de la nourriture des mani-pestants. Si vous ne le supportez pas , ne sortez pas pour mani-pester.
Couine Élisa-bête

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