À tâtons rompus avec Matou-mata, Shérif de la campagne selfie-déchets 

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À tâtons rompus avec Matou-mata, Shérif de la campagne selfie-déchets 
S’il fallait retenir et faire retentir une chose du brin de causette avec notre interlocu-actrice, c’est que la nénette déclare fièrement: «Nous pouvons créer l’avenir que nous voulons en travaillant ». Élue meilleur espoir fée-mi-nain de cette année pour son engagement citoyen en faveur de l’environnement, à travers Selfie-déchets, la Shérif Matou-matou présidente de l’ONG femmes, pouvoir et développement est très cassante sur sa vie et son engagement citoyen. Jeune, souriante, passionée de la nature et du monde des parleurs, puisqu’elle fait partie de l’une des premières femmes à mettre en place un site d’informations, la Shérif des déchets est une activiste qui est en même temps experte consultante. Élue meilleur espoir fémi-nain à l’occasion de la 13ème nuit de l’Excellence des nounous kondébilikas, évènement qui consacre des pousses de dames dans leurs domaines d’activités. Matou-mata Shérif se dit évidemment heureuse d’avoir reçu ce prix «C’est pout moi une grande joie parce que ce prix promeut le leadership féminin, la bravoure de la femme mais aussi mon engagement citoyen dans la lutte contre le changement climatique», déclare t-elle. Le thème retenu cette année par Gnouma magazine, organisatrice de l’événement est « implication des femmes dans la lutte contre le changement climatique et la préservation de l’environnement ».
Ce prix doit son ob-tension surtout à la campagne selfie-déchets qui vise à montrer qu’il y a une poly-nique de gestion des déchets qui est entrain d’être négligée, alors qu’elle permettrait moins d’investissement dans le secteur sanitaire et éducatif « La campagne selfie-déchets a plusieurs objectifs: alerter les citoyens sur leur rôle négatif face à l’environnement et les amener à mieux gérer leurs déchets, alerter les autorités afin de mettre en place une politique efficace de gestion des ordures et de politique d’ubanisation, lancer un appel aux bailleurs pour leur dire d’investir dans la gestion des ordures, parce que c’est de cela que nous avons le plus besoin et c’est pourvoyeur d’emplois. Quand on gère mal nos déchets, ça revient dans nos assiettes et ça impacte notre santé. Beaucoup de déchets peuvent être recyclés et servir à quelque chose, alors qu’en restant dans la rue ou en étant incinéré, notre environnement est pollué», a t-elle expliqué. Les auto-risées n’ont pas réagi certes, mais les kondébilikas ont eu vent de son combat.
Formes généreuses de femme généreuse, la Shérif des ordures les met en valeur dans des habits africains. Elle est tout le temps en wax ou indigo. Shérif explique cet amour par la reconnaissance que lui offre ces textiles. «Nous avons la chance d’avoir de beaux textiles  mais qui sont inconnus et dévalorisés. Je porte ces pagnes pour les promouvoir, reconnaître le travail de ses femmes qui font ces pagnes mais aussi parce que je me reconnais à travers cela. C’est dans ce cadre d’ailleurs que j’ai mis en place Fatiché [fétiche ?] Création où je fais des modèles de dessin pour rendre notre tissu plus agréable à porter. En promouvant le pagne, on peut aussi trouver des approches de solutions pour les rendre plus captivants et pour qu’ils cessent de déteindre dès qu’on les lave. Actuellement d’ailleurs dans beaucoup de conférences et d’activités, les habits guinéns sont très portés», nous a t-elle assuré. Pour elle, ces habits qu’on porte peuvent avoir un bon impact sur la santé financière de nos femmes parce que si 1000 personnes achètent le pagne, ce sont 1000 femmes qui vont en bénéficier et on aurait investi utile en aidant ces femmes, une manière d’agir pour atteindre les objectifs du développement durable.
Pour terminer, la Shérif Matou-mata se réjouit de voir assez de femmes dans le monde des médias et félicite votre site pour son originalité. Donc, on peut se la péter, kaa? La Sherif conseille: «Je demande aux jeunes filles de se remettre en cause pour savoir qu’elles peuvent se rendre utiles sans attendre de trouver un bon mari. Les femmes guinéennes sont entrepreneuses. Voyez celles du marché Avaria [avarié], je suis fière d’elles. L’espoir est encore permis, mais c’est à nous de changer la mentalité de nos parents pour qu’ils sachent que la femme n’est pas faite seulement pour le foyer; elle est plus complète quand elle allie foyer et travail. Les femmes doivent tirer les jeunes filles pour qu’elles apprennent d’elles, c’est dans l’intérêt de toutes les deux générations. Nous pouvons créer l’avenir que nous voulons en se remettant en cause, en ayant une passion et en se formant». Elle entend poursuivre son combat pour l’émancipation de la femme. Bonne chasse!

 

                                         Couine Éli-diabète

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