AVEC LES GENS-SAIGNANTS, QUAND C’EST NIAIS C’EST NIET

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Aboubacar Soumah au milieu de ses camarades syndicalistes

Le SLECG a tenu à son siège ce mardi 13 mars, un poing de stress. Les gens-saignants ont tenu à défaire quelques précisions sur l’évolution de la crève.

«Si vous ne pouvez pas trouver les huit millions, mettez en place une commission, nous nous allons vous dire où trouver les huit millions», déclare Abouba-Car Marrant de l’union gêné-râle des travailleurs de Guinée.

Pour lui, quand la con-mission de négociation sera là, Ils vont présenter le panier de la ménagère qui doit permettre d’évaluer la situa-chions du travaille-heure kondébilka, pas que de l’éduca-chions. « La première grille salariale que nous avons fait,  accordait une augmentation de 300% aux fonctionnaires mais aujourd’hui on nous dit que c’est Pas possible. Ils essayent de politiser ce combat et font tout pour révolter les gens contre nous. Il n’y a pas deux SLECG sinon vous auriez vu les enseignants à l’école. Nous ne soutenons pas Aboubacar Soumah mais ce qu’il fait» précise-t-il.  Si vous avez oublié, on vous rappelle que ce syndi-cas a apporté son soutien il y a quelque temps au SLECG.

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Avant que le gêné-râle Soûmè ne prenne la parole, les camarades scandent: vive Aboubacar Soumah le juste, vive Aboubacar Soumah le patriote, vive l’homme intègre Aboubacar Soumah. Encouragement ou reconnaissance ? C’est à vous de choisir.

Aboubacar Soûmè commence par remercier ses camarades sécré-teurs généraux pour le soutien qu’ils  leur ont mani-peté. Le ‘’rebelle’’apporte des précisions, histoire de répondre au ministre Dâ-ment-tant Albert Cas-marrant qui ne considère pas les 40% demandés par le SLECG comme un acquis. Pour Soûmè. C’est un droit (dé) robé puisque l’indice a chuté de 1030 à 751.

«C’est une diminution de salaire et c’est à juste titre que nous demandons de rembourser cette différence. C’est un remboursement qui devait s’étaler sur 16 mois», précise-t-il. Le gêné-râle répond aux journaleux qui les ‘’attaquent’’ «nous sommes les premiers à céder. Au lieu de rembourser 16 mois, nous avons dit de commencer le remboursement à partir de novembre. Pendant la première crève. Nous leur avons fait la proposition de payer les 20% en novembre  et les autres 20% dans le premier trimestre de 2018, une manière d’alléger le paiement. Ils ont refusé et ont laissé les choses s’accumuler. C’est pourquoi nous demandons le paiement des 30% d’un trait. Il faut que ce soit payé sur les deux mois avec effet rétroactif ». Il soutient d’ailleurs que ces 40% ne vont  pas améliorer le niveau de vie. Et puisqu’ils se sont lancés dans la dynamique d’améliorer les conditions de vie, Ils désirent que les négociations commencent sur les huit millions pour que la grève soit suce-pendue.

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«Lorsque les 40% sont payés avec effet rétroactif et que nous sommes rassurés que les négociations ont vraiment commencé, nous allons suspendre la grève pour permettre de poursuivre les négociations dans l’accalmie. Si cela n’est pas fait, nous ne sommes pas prêt pour suspendre la grève». Awa on crève encore.

Cette crève qui perdure a été déclenchée le 12 février dernier. Un mois  depuis que les môme de Kondébilidougou ne vont pas à l’école. Ça crève, donc ça chôme.

Couine Élisa-bête

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