Aigrie-culture : Restitution d’une technique qui va améliorer le travail des paysans

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L'équipe en pleine restitution des travaux

Ce vendredi 30 novembre au minus-terre de l’aigrie-culture, un expert agricole japonais et un consultant Condébilika ont procédé à la restitution d’une méthode d’étuvage à  la vapeur du riz paddy. La méthode appelée a été  démontrée à Koba dans la préfecture de Boffa. Elle a plusieurs  d’avantage contrairement à la technique traditionnelle d’étuvage qui consiste à bouillir le riz paddy qui, de facto perd sa qualité nutritionnelle.

L’expert Japonais Hiroshi Kodama exposant la méthode à travers des dessins

C’est devant des cadres du département de l’agriculture que le consultant Abdoul’aïe Bas a fait le résumé de la méthode d’étuvage du riz paddy expérimentée avec les nounous paysannes de Koba dans la préfecture de Boffa. Durant trois jours dans cette sous-préfecture, l’expert Japonais et le consultant Condébilika ont fait un enseignement théorique   et pratique aux paysannes de l’utilisation de la méthode. L’objectif de cette méthode est d’éviter qu’il y ait contact du riz paddy avec l’eau chaude afin d’obtenir une meilleure qualité en utilisant une pièce appelée « faux fond ».

« Le faux-fond empêche le riz paddy d’être en contact avec l’eau. C’est comme si tu fais la cuisson du riz paddy avec la vapeur, par ce que avec la méthode traditionnelle le riz paddy est bouillie, mais avec cette technologie, le riz paddy n’est pas en contact avec l’eau donc c’est la cuisson à la vapeur. Et il faut utiliser le couvercle pour maintenir la vapeur dans la marmite, pour avoir une circulation uniforme, une cuisson et une couleur du riz uniforme » explique le consultant.

La technologie du faux fond ou la méthode va beaucoup améliorer la qualité du riz. Il pourra ainsi être conservé plus longtemps, contrairement à la méthode traditionnelle. Ce qui pourrait donner une plus-value au prix du riz étuvé. Mieux, cette technique d’étuvage englobe d’autres avantages  « le riz n’est pas en contact avec l’eau, donc la conservation est importante par ce que avec le riz bouilli. C’est-à-dire la méthode traditionnelle on ne peut pas conserver le riz une fois cuit pendant 24 heures, mais avec la méthode faux-fond le riz peut être conservé pour un bon temps. On économise le bois de chauffe, on économise en eau et au temps de l’étuvage ou trempage et il est bien possible d’économiser le temps de séchage » lâche rassuré, le consultant.

Le minus-terre de l’aigrie-culture se dit prêt à soutenir la méthode

N’Famara Conté secrétaire général ministère de l’agriculture

Sous réserve des recommandations, le minus-terre est prêt à accompagner le projet. Comme ils n’attendent que des accompagnements étrangers, la moindre des choses serait qu’ils accompagnent.  Le secrétaire gênant du minus-terre de l’aigrie-culture qui a pris part à la restitution de cette nouvelle méthode d’étuvage, a eu des impressions positives. N’empêche, il a formulé quelques recommandations. « Nous trouvons que c’est une excellente technologie. Il y’a évidemment des éléments à améliorer telles que la quantité à étuver en un temps déterminé et il y a d’autres éléments à améliorer pour une meilleure appropriation des transformatrices. Et nous pensons que tout cela pris en compte, cette technologie à des lendemains assez importants dans notre pays et au niveau de notre paysannat ». Grand si tu avais de si belles idées, pour quoi elles n’ont pas été mis en action au lieu d’attendre une aumône.

Poursuivant, il se dit être prêt à accompagner le projet aux bénéfices des producteurs « Le ministère est là pour accompagner  tout ce qui est bon pour les producteurs, l’important est que les producteurs ou les transformatrices apprécient la technologie et trouvent qu’elles ont un gain, une valeur ajoutée. Donc le ministère n’a pas de problème pour les accompagner » rassure N’Famara Conté.

La méthode a été aussi expérimentée au Nigeria et ç’a marché selon les gars. L’équipe qui a démontré cette technologie à Koba promet de la vulgariser dans d’autres coins de du bled pour alléger le travail d’étuvage du riz paddy au bénéfice des paysans et des consommateurs.

Mbella Diallo

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