ALORS ÇA CRÈVE OU ÇA CRÈVE PAS CHEZ LES GENS-SAIGNANTS?

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ALORS ÇA CRÈVE OU ÇA CRÈVE PAS CHEZ LES GENS-SAIGNANTS?

Le bureau exécutif national du syndicat des gens-saignants a suce-pendu les camarades Aboubacar Soûmè et Abdoulaye Portos Diallo, signataires de l’avis de crève déclenchée ce lundi 13 novembre. Le bureau exécutif précise qu’il n’est pas auteur de cet avis de crève. Les dirigeants du SLECG demandent à leurs res-con-sables de s’éloigner de cette grève autant que possible. Ils ne veulent pas voir la foudre du pourboire s’abattre sur eux.

Aboubacar Soûmè réplique: «  cette suspension ne date pas d’aujourd’hui ; elle date de février après la suspension de la grève qu’on n’a pas approuvée. Elle est nulle et de nul effet. Moi je suis avec la base. Je ne suis pas le seul. Nous sommes sept du bureau exécutif national. Ce sont eux les dissidents. Ils avaient tous abandonné le SLECG ; ils ne venaient même pas. Ils sont venus uniquement pour saboter notre mouvement. Ils ne venaient même pas aux réunions. Sy Savané n’est plus secrétaire général. Il est aujourd’hui récusé par la base».

Ces syndicalistes grévistes voient une main noire du pourboire. Ils accusent leurs camarades de jouer le jeu du gou-bernement: « il y a la complicité du gouvernement. Toutes ces déclarations là sont soutenues par le ministre du travail ; celui de la fonction publique ; de tous les ministres en charge du système éducatif. Toutes ces allégations sont soutenues par ces individus parce qu’ils ne veulent pas satisfaire les conditions de vie des enseignants et des travailleurs en général ».

On les accuse cependant de ne pas avoir déposé de préavis de crève. Pas nécessaire, selon Aboubacar Soûmè, puisque la dernière grève avait juste été suspendue, pas levée: « c’est la suite logique de la première grève qui a été suspendue. Ce sont les mêmes points qui sont reconduits  parmi lesquels le maintien du point d’indice de la valeur monétaire à 1030. On a tenu compte du fait que cette grève là n’était que suspendue. Ils le savent ». Il est catégorique ; la grève ne s’arrêtera que lorsque leurs revendications seront pris en compte. Il nargue le gou-vainement et le bureau exécutif en évoquant la réussite de cette grève.  Il a raison cependant, les cours sont perturbés depuis ce lundi dans plusieurs établissements scolaires. Des élèves ont même battu le pavé dans la commune de Kalomi ce mardi pour réclamer des bouffes-la-craie. Ce mercredi encore, ils ont battu le pavé.

                                        Djamithianguel

 

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