Crève des gens-saignants pendue

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Crève des gens-saignants pendue

Les  sermons des religieux administrés à coup de fanfare, dans les tympans des Syndicalistes du SLECG, ont eu raison des ‘’rebelles’’.  Réunie en assemblée extra-déshonneur  ce jeudi au siège, la faction gréviste du Syndicat Libre des Enseignants Chercheurs de Guinée, a  suspendu la crève pour  2 mois au prix du respect de quelque conditions.

Enfin sorti de sa tanière, c’est dans une effervescence à l’image d’une grande mamaya que le héros ‘’rebelle’’ Aboubacar Soûmè a été cueilli au piège du SLECG. Des camarades gens-saignants amassés dans tous les coins, hurlaient à gorge déployée ‘’vive Aboubacar Soumah, A bas les traitres, vive les rebelles, camarades salut’’

Dans un dix-court de compte rendu très pompeux, le sécréteur gênant adjoint du SLECG, a relayé les échanges qu’ils ont eus avec les religieux, notamment sur la suce-pension de la crève qui fait crever le gou-vainement.

À moitié convaincu de l’engagement des religieux à caresser le gou-bernement, pour que leurs revendications aboutissent, Aboubacar Soûmè demande, « à tous les enseignants de Guinée de bien vouloir accepter de suspendre la grève momentanément  jusqu’à  ce que ces chefs religieux mènent des démarches auprès du gouvernement pour que nos points de revendications soient satisfaits ».

Cette suce-pension de la crève obtenue à travers la base, est assortie de l’incontournable condition du respect de la valeur monétaire du point d’indice à  1030 et de toute la plateforme revendicative. A défaut, le ‘’rebelle’’  Soûmè  rugit et met en demeure, «  si on n’est pas satisfait dans un mois ou dans deux mois, nous allons réenclencher la grève et cela personne ne pourra nous arrêter.  Tant que nos conditions ne sont pas satisfaites nous resterons en grève ». Awa K-au-Calé, inutile de clamer victoire car le doigt  magique de Soûmè est encore sur la gâchette.

Les vrais détenteurs de système éducatif du bled (La bande de Soumè ndlr) ont décidé sous les plaidoiries des religieux de suspendre la crève,  pour ouvrir un couloir menant à un éventuel dialogue.  Les gens-saignants et les mômes, longtemps cloués dans les maisons reprendront les cours à partir de ce lundi 11 décembre dans tout Kondéblidougou. Parole du ‘’rebelle’’ alors exécution automatique. On a vu qui est qui et qui est garçon.

Mbella Diallo

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