« FEMMES, JE VOUS AIME »

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Ousmane Baldé, sociologue

De l’est à l’ouest, du nord au sud, elles partagent toutes les mêmes peines ! Les femmes n’osent même pas penser à une aubaine, pour elles, tout s’écrit avec le stylo du châtiment et se lit avec la voix de l’abaissement. Elles sont victimes de la même haine, des mêmes injures ou presque, des mêmes traitements. De fois, elles oublient qu’elles partagent le même lit avec un ennemi qui porte le masque d’un amour, amour qui dandine avec balbutiements.

A côté, l’animosité se forme pendant des années sans tâtonnements et quand elle devient adulte, elle s’affilie à la cruauté lâchement. En Belgique, c’est quelqu’un qui tue sa femme nourrice et l’enterre dans son jardin tranquillement. Si je dis que je n’ai pas peur, j’ai menti, le monde se pervertit. Sinon, diable, si tu n’aimes pas, laisse la aller, un autre peut en faire une belle affaire sérieusement.

Dans la maison, le bâton fait son cantonnement et dehors les regards font leurs obsédés braquements. Partout, la femme est la victime silencieuse ignorée parce qu’elle sait encaisser dignement. Pour elle, dénoncer serait mal vu par la société, ou bien a-t-elle peur d’être traité vulgairement parce que le machisme de la société est en mutation perpétuellement.  Ce qui est écœurant et énervant, c’est voir après un féminicide, des hommes et quelques fois des femmes cherchant des causes qui culpabilisent le cadavre bêtement. Je pensais que rien ne peut justifier la mort d’une personne, honnêtement.

En France, c’est un adulte qui après avoir plusieurs fois poignardé sa femme l’a défenestré calmement. Son corps nu est resté sur le sol longuement. Tout ça dans un temps aussi court, ces actions ignobles se passent couramment. Sans compter l’inceste qui ravage comme une épidémie honteusement. Des vieux qui fantasment sur des jeunes enfants rageusement. Des papas qui violent des filles, des filles victimes de traites qui se retrouvent comme vendeuses dans les rues, victimes de viols ou de tromperies des jeunes plus âgés inlassablement.

Le pis c’est quand la lutte pour l’émancipation de la femme est perçue comme fallacieux argument. Franchement, les hommes doivent s’associer aux femmes pour que soit boutée loin les violences conjugales et extraconjugales faites aux femmes et filles fermement. Le chemin est encore long, car même parmi la gent féminine, y a certaines qui caressent l’idée que la femme ne doit pas se battre mais se rabattre tout simplement.

Violement, les cris des femmes sont étouffés et de fois certains forment des ONG pour la cause des femmes, juste pour bouffer, tout ça fait que la lutte n’avance aucunement. Sincérité, cœur, cran et bravoure doivent être employés vigoureusement, car l’intellect n’a pas de sexe vraiment. Les slogans sont bons mais les actions sont encore mieux, briser le silence, « femmes » affirmez-vous il est temps !

Baldé Ousmane

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