FORT TRAIT D’UNE FEMELLE QUI LA FOUT MAL PARMI LES MÂLES ÉLECTRI-CHIENS

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FORT TRAIT D’UNE FEMELLE QUI LA FOUT MAL PARMI LES MÂLES ÉLECTRI-CHIENS

Adama Yawa Bas, une jeune gonzesse de 29 ans, pratique le métier d’électricienne depuis plus de trois ans. Son engagement résulte d’une interlocution des choses qui brillent depuis qu’elle est môme. Son ambition: travailler dans une usine en tant que responsable du sévice électricité.

Ce jour-là, dans la concession d’une famille à simbaya gare dans la commune de rateau-mât, des ampoules en panne. Des électriciens arrivent et à la sur prise de tous, une jolie jeune femme dans le groupe. Avec son uniforme, son casque et ses bottes, Adama Hawa Bas attire forcément la tension dans ce milieu de machos. Elle pose la mallette d’outils qu’elle tient à la main et se saisit  des pinces et autres matos qui lui sont nécessaires pour faire son job. La jeune femme attrape une chaise sur laquelle elle grimpe pour desserrer et examiner les lampes. Au bout de trente minutes, les deux lampes crachent de la lumi-erre. Nickel. Retour donc de la lumière dans les lampes et dans les cœurs des membres de la famille. C’est une partie du quotidien de la jeune femme. Depuis toute gosse, elle est fascinée par les lampes.

« j’aime tout ce qui brille depuis que je suis petite. Dès que je voyais quelqu’un faire ce travail je m’y intéressais automatiquement. Je rêvais de travailler avec les hommes dans les usines et tout ; Aujourd’hui bien que je sois toute seule dans l’entreprise je suis à l’aise’’ nous dit-elle les yeux brillants comme ces lampes qu’elle manie si bien.

Le regard des gens la rend fière. Certains l’encouragent à travailler dur pour y arriver: « il y a des personnes qui m’arrêtent et qui me félicitent dans la rue. Rien que pour cela je ne veux pas les décevoir. Il faut que je travaille ».

Adama Hawa a fait ses études primaires et secondaires à Sangarédi, une sous-préfecture de Boké à 300 kilomètres de la capitale de Kondébilidougou, Con-à-cris. Son échec au bac en 2012 fut l’élément deux-clans-chieurs. Elle était prête à abandonner ses études quand ses parents lui en ont dit-sue-à-deux. Ils lui conseillent alors de faire une école professionnelle. Tout est venu de las. La jeune fille n’y a pas réfléchi à deux re-crises. Elle débarque alors à Con-à-cris et s’inscrit au CFP (Centre de Formation Professionnelle) de Mât-toto. La Sangarédi-Cas opte pour l’électricité bâtiment. Deux ans de formation, elle quitte le centre avec un diplôme. Un stage à la CBG (Compagnie des Bauxites de Guinée) avant d’être présentée à son actuel poltron. Mamadou Aliou Show ne nous cache pas qu’il était réticent au départ à engager une gonzesse, une chose qu’il ne s’était jamais permis avant. Il la prend quand même et depuis elle ne cesse de le bleuir. «  Le courage qu’elle a, fait qu’elle est particulière par rapport aux autres. Elle travaille aussi bien que ses collègues hommes. A cette époque, les hommes et les femmes sont égaux. C’est une femme qui est courage et qui a surtout envie d’apprendre ». 

La jeune électricienne de 29 ans n’est pour l’instant pas totalement autonome, mais elle persé-vers le meilleur. La poche ne sourit, brille pas tous les mois. Cependant, depuis son début dans le métier, elle a un débit de progrès pro metteur. La nounou compte vivre de son job, pour être financièrement indépendante d’un homme: « je vivrai de mon propre labeur. Je ne gagne pas beaucoup d’argent pour le moment mais je m’en sors avec mon travail. Je ne vivrai pas de ce que me donne un homme. Pour cela, il faut que je travaille et je le ferai. Je travaillerai dur pour ça. Je n’ai pas peur du travail ».

Les baraques des gens n’ont pratiquement pas de secret pour elle. Elle les connait parfois même avant eux, puis qu’elle participe à l’installation du courant dans plusieurs foyers. Une sorte de fouineuse quoi, mais autorisée. Pas comme ces journaleux ! Comme ce matin de mardi, elle travaille dans un chantier. Une voix fluette grimpe et couvre le milieu du groupe occupé à faire un travail des plus délicats. Sous la supervision de son ‘’maitre’’ comme elle et ses collègues l’appellent, elle s’active à approvisionner une maison: « je me sens bien quand je fais ce travail. Je peux faire le gainage, filetage et appareillage. Je ne suis pas prête de m’arrêter ». T’as vu le jargon! Comment elle se la pète!

Ce texte entre dans le cadre du projet NAILA piloté par CFI http://guineedecalee.com/communique-onze-nounous-de-farafina-a-lhonneur/

Pour l’instant, elle consacre sa vie à l’apprentissage de son métier pour être plus tard cheffe d’entreprise: « mon but c’est de gérer ma propre boite. Travailler dans une usine et être une  référence en matière d’électricité en Guinée. Rien n’est facile dans la vie, mais avec le courage et mon amour pour mon travail, j’y arriverai ».

À lire:

http://guineedecalee.com/rabi-atout-droits-marmots/

Elle est l’une des nounous kondébilikas à casser les codes d’une société encore sous l’emprise de la tradition. Comme Adama Hawa, elles sont aujourd’hui nombreuses celles qui ‘’terrassent’’ les hommes dans plusieurs domaines. Une femme ne fait pas ci, une femme ne fait pas ça. Montrez-nous les preuves ou alors vous faites comme un certain Foulèdi: on ferme sa gueule et on dégage !

Diami-latouuri 

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