HÂLIMÂKOU DIALEIN AU SIÈGE DE L’UF-DÊ-GUÉ

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HÂLIMÂKOU DIALEIN AU SIÈGE DE L’UF-DÊ-GUÉ
Ce samedi, le piège du principal parti de l’imposition avait une hôte. Pas n’importe laquelle, puisqu’il s’agit de la première dame du parti Hâlîmâkou Dialein. Guelloun Radin, sous le regard admirateur de ses militants a battu le rappel des croupes en présence de sa première donzelle, occupée à lire un journal ou discuter avec d’autres personnes. Un regard détourné de son mari peut-on dire. Il leur a demandé de rester mobilisés et être prêts pour les manifes-tensions après le départ de tous les pèlerins. La CENI a annoncé que le chrono-drame sera établi la semaine prochaine. L’institu-chions doit lancer l’appel d’offres du cabinet pour  l’audit du fichier électo-râle la même semaine. Guelloun Radin n’est cependant pas confiant: « nous n’avons encore aucune garantie, si bien que je vais vous demander de rester mobilisés pour reprendre  les manifestations au cas où nous n’avons aucune garantie. Si nous avons des garanties qu’on avance vers l’élection avant la fin de l’année, nous allons nous retrouver pour prendre une décision. Mais pour le moment, nous n’avons aucune garantie. Vous le savez comme moi, on ne peut pas croire Alpha Condé sur parole. On ne peut le croire que sur les actes. Pour le moment, il n’y a rien. Que des promesses. La commission d’organisation est entrain de travailler pour préparer les prochaines manifestations ».
Guelloun Radin insiste sur le fait d’aller chercher les Makaréna dans les quartiers. L’ancien sinistre de la communication est devenu le symbole de la frustration: « allez chercher les Makanéra. Aujourd’hui personne ne croit à Alpha Condé. Allez chercher comme je l’ai dit les Makanéra ! Parlez-leur ! Il s’agit de notre pays, de son avenir, de son avenir. Mettons-nous ensemble pour mettre un terme à ce pouvoir irresponsable et peu soucieux de l’intérêt de la population ».
Le président de l’UF-Dê-Gué a dénoncé l’ethnicisassion du bled par, selon lui, les dirigeants. Dans un dix-court enragé, il a appelé les Kondébilikas à s’unir pour le bien de tous « Cette misère que vivent les Guinéens n’est pas une fatalité. On peut changer ça. C’est le résultat de la qualité des politiques publiques, de la mauvaise gouvernance, des détournements massifs des deniers publics, du discours ethnocentriste qu’ils se livrent tous les jours. Et lorsque toi tu le dénonces, ils disent non il est ethno, il est tribaliste. Nous voulons d’une Guinée unie autour des valeurs essentielles. Ceux qui qui militent dans un parti ou un autre, ceux qui  sont issus de la Haute-Guinée, de la Basse Guinée, du Foutah, de la Forêt ne sont-ils des fils d’un même peuple, d’une même nation? Pourquoi susciter la haine pour conquérir ou conserver le pouvoir. Il faut qu’on refuse ca.  Et je suis convaincu que les Guinéens ont compris ça ».

 

Mais venons-en à la présence de la Hâlîmâkou Dialein, au siege ce samedi. Les  res-con-sables du parti ont tenu ainsi à démentir une rumeur qui circule depuis des jours. Cette rumeur parle d’une altercation entre Guelloun Radin et sa première épouse. Une dispute dans laquelle le deuxième bureau serait au centre. Elle aurait, selon les langues bien fourchues et pendues, quitté le domicile pour Dakar, d’où elle est rentrée vendredi soir escortée par le chef de vivres de l’oppo-succion. Cette stratégie de com a-t-elle fonctionné ? Hâlimâkou  n’a bronché durant toute l’assemblée gêné-râle et son mari n’en a pas fait cas. Et c’est à peine s’ils se sont parlé pendant tout l’évènement. Un froid se sentait dans le couple. Qui a dit déjà que la politique est un mauvais spectacle de théâtre, avec de piètres comédiens sous la direction de metteurs en scène mal inspirés?
                                            Djamithianguel 

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