Journée ville morte : Con-à-cris vit au rythme de l’appartenance politique de chaque quartier

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Un quartier de Conakry en une journée ville morte

La journée ville appelée par l’oppo-succion a démarré par des perturbations sur la route le prince, comme d’habitude. Les jeunes barricadent la route et empêchent toute circulation sur ce tronçon réputé être de fief du principal parti de l’oppo-succion. Comme toujours dans le bastion de l’UF-Dê-Gué, notamment dans la république de Rateau-mâ, le mot d’ordre de ville morte est à respecter coûte que coûte.

Très tôt ceux qui ne sont pas dans la même peau de ceux qui observent la ville morte, ont commencé a rallié leurs lieux de waly (travail).La circulation fluide et chacun a profité de cet instant d’accalmie pour se faufiler et rejoindre son coin. Les jeunes de l’axe hamdallaye Bam-ghetto, Cosa hostiles à cet état de fait, décident de faire respecter de force la journée ville morte décrétée par Guélloun Radin et sa bande. Ça c’est foutaise dhé.

Tu respectes le mot d’ordre ou on te botte les fesses. Ils (les jeunes) érigent des barricades sur la chaussée empêchant ainsi toute circulation. Le commerce sur le long de la route reste paralysé. Les voitures qui forcent pour quitter Cosa et venir à Bam-ghetto sont obligées de rebrousser chemin juste au niveau du carrefour. Elles empruntent la T2 et descendent vers l’aéroport sur l’autoroute. De ce côté, la circulation et le commerce se déroulent à merveille. Chacun s’occupe de ses ognons. Les habitants de ce coin acquis à la cause du pourboire se moquent de la journée ville morte. Chez eux, la journée reste et demeure vivante.

Sur certains points de la route le prince, les forces de désordre sont perceptibles. Les agents jasant, apparemment sont en position d’alerte. Cette journée ville morte est appelée par l’opposition pour protester contre l’installation fantaisiste des conseils communaux. Elle va être suivie d’une marche pacifique demain mardi 30 octobre après celle étouffée il y a une semaine par les farces de désordre.

Mbella Diallo

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