Juge-triche Moussé Yéro Bas : le tribunal de première insistance de Digsein se désiste

0
465
Moussa Yéro à gauche de son avocat qui est interrogé par des journalistes

Le procès de la journaleuse Moussé Yéro Bas renvoyé à ce jeudi connaît une autre tournure. La cour constitutionnelle donnera son avis sur le dossier car le juge s’est déclaré incompétent à traiter l’affaire. La partie civile quant à elle continue de désapprouver cette idée.

Pour le troisième tour du procès engagé contre Moussé Yéro Bas, la proposi-chions de son avocat l’emporte. Pour le deuxième round de son procès, son avocat Me Sali-poux Béa-dogui avait soulevé une exception d’inconstitutionnalité, demandant l’avis de la cour constitutionnelle sur la question afin de mieux traiter ce dossier. Ce jeudi 11 octobre, il n’a pas caché sa joie après la décision du juge. « Je suis très heureux, très content et ma joie est grande. Le tribunal a fait droit à mon exception d’inconstitutionnalité et a renvoyé mon dossier devant la cour constitutionnelle…je suis heureux parce que le doit a été dit… ».

La partie civile ne cesse de désapprouver cette idée depuis qu’elle a été avancée. Aujourd’hui encore, Me Antoine Pépé Lamah de la partie si-vile, estime que c’est un manque de preuves qui a conduit les avocats de la dépense à soulever cette exception. Il déclare qu’ils le respectent néanmoins. «…la décision qui transmet la question posée par la défense à la cour constitutionnelle, nous nous en prenons acte et nous la respectons. Mais ce que nous nous déplorons, c’est que dame Moussa Yéro vante dans la presse, sur les réseaux sociaux détenir des preuves des faits qu’elle a imputé à mon client et qu’à l’audience, elle soit dans l’incapacité absolue de prouver la vérité de ces faits là pour pouvoir fuir ses problèmes parce qu’elle est convaincue que sa culpabilité ne tardera pas à être établie… », Soutient-il.

L’avocat de la partie civile est sûr de lui et sûr qu’ils gagneront. «… La cour constitutionnelle est saisie. Elle va examiner, elle va se prononcer. De notre côté nous sommes convaincus qu’ils seront débouté et nous reviendrons encore devant le même tribunal où elle devra répondre des faits reprochés à elle…Nous autres, nous aurons notre mot à dire, nous allons produire également des moyens pour dire que c’est de mauvaise foi que la défense est en train de se recroqueviller derrière cette exception dans le simple et unique but de fait du dilatoire… », Assure Me Antoine.

Le tribunal a imparti jusqu’au 30 octobre à toutes les parties pour pouvoir déposer les mémoires. Ces mémoires ne sont autres que leurs arguments qu’ils justifient pour la dépense, le bien-fondé de l’inconstitutionnalité des disposi-chions des articles 109 et suivant le code et de la loi sur la liberté de la paresse. La cour constitutionnelle saisie aura quinze jours pour se prononcer.

Couine Elisa-bête

LAISSER UN COMMENTAIRE