L’art gouverne : nos artistes ont dit

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L’art gouverne : nos artistes ont dit

Depuis quelques jours beaucoup d’entre vous ont certainement vu une page du nom de « l’art gouverne »avec le hashtag «  nos  artistes ont dit » sur les réseaux sociaux.  Vous ne savez certainement pas de quoi il s’agit exactement. On vous explique : c’est un projet de la compagnie « la muse ». Les sous viennent de OSIWA Guinée.   Le projet consiste à imprégner les artistes des pratiques de  bonne gouvernance et de justice sociale. Des parties poignantes d’une œuvre artistique ( musique, théâtre et autres ) avec la photo de l’auteur en  question sont postées chaque jour sur la page « l’art gouverne ». Djanii Alfa chanteur et Soulay Thiâ’nguel auteur metteur en scène ont ouvert le bal avec des extraits de leur œuvre respective « ki fait pas son taf »et « danse avec le diable ». Bilia Bah responsable de la compagnie « La Muse » nous explique comment le choix est fait « on va dans les œuvres, on va chercher des parties poignantes qui colle vraiment à la dénonciation de la mauvaise gouvernance ou la promotion de la bonne gouvernance. Donc obligatoirement ce sont des artistes qui  œuvrent dans ce sens qui seront valorisés dans le projet ». Il tient cependant à mettre une chose au clair pour ceux qui voient le mal partout « ça ne veut pas dire que les autres ne sont pas des artistes, mais nous sommes dans un thème précis ».

Pour l’instant, ils sont dans le domaine de l’écriture ( musique, théâtre. …..). Très bientôt, les arts plastiques seront dans la danse. Ils ont un partenariat avec l’institut des  arts de Guinée. Un partenariat avec le minus-t’erre de la culture et autres serait bienvenu.  Une subvention sera accordée aux artistes formés pour leur création artistique.  Des hackatons seront organisés.   Le projet a débuté par un atelier qui s’est tenu à Dubréka et qui a regroupé des Étudiants et diplômés de l’ISAG. Un autre  atelier, cette fois continentale sera organisé pour un échange d’expérience.

L’art gouverne s’étend sur 12 mois (mai 2017-avril 2018). Ceux qui le pilotent ambitionnent pousser les artistes à la dénonciation de la mauvaise gouvernance qui se vit au quotidien à Kondébilidougou. Bilia Bah dit qu’il faut que les œuvres d’art reflètent la réalité « si la vie qu’on mène est assez dure, ça doit se sentir sur nos œuvres ». Et s’il était taxé de révolutionnaire, le metteur en scène n’en a rien à faire. Il  est juste convaincu que ce projet va changer quelque chose à la manière de faire des Kondébilikas.  Tant mieux pour tous alors !

   Djamithianguel 

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