Le carré des martyrs de Bam-ghetto a encore englouti deux jeunes âmes

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Les corps des deux jeunes tués le jour de la marche empêchée de l'opposition

Ce vendredi 2 novembre l’oppo-succion roue-publique-peine a enterré les deux jeunes tués balle lors de ses dernières mani-fesse-tension. Mamadou Samba Diallo et Mamadou Cellou Diallo allongent la liste, 98 âmes sont tombées sous le coup des balles assassines des farces d’insécurité. C’est par une marche funèbre qui est partie de l’hôpital Ignace-Deen jusqu’à la moche-queue de Bam-ghetto que les opposants ont rendu un dernier gommage à ces deux jeunes.

Une foule compacte a cueilli le cortège funèbre sous une vive émotion. Les nounous très sensibles s’écroulent en larmes. Deux âmes injustement arrachées à la fleur de l’âge, ce jeune n’en revient pas. « Ça fait très mal qu’à l’occasion de chaque manifestation qu’on tire sur les gens banalement. Des jeunes qui sont sortis juste pour réclamer un droit, on les assassine par balles réelles. Depuis que Alpha est au pouvoir, les forces de l’ordre ont tué 98 personnes et tout cela y a pas eu justice. C’est très révoltant » s’insurge-t-il.

A la sortie de la moche-queue,  kötö Guelloun Radin et ses caporaux venus accompagner les deux défunts a leur dernière demeure, affichent des visages déséquilibrés. L’opposition tend vers une centaine de mort dans ses rangs. En dépit de cela le chef ne compte lâcher prise. « Le combat ,nous le mèneront, c’est un combat républicain pour la protection des droits humains, l’instauration d’une démocratie vraie, d’une réconciliation réelle, d’un État de droit qui veillera à la sécurité de tous les citoyens du pays au respect de leur droit. Ce combat, nous allons le continuer avec beaucoup de fermeté et de vigueur ». Lâche Guélloun Radin Diallo. C’est pas à nous que vous allez dire ça, mais au gaz lacrymogène.

8 ans depuis que le pourboire de Körö-Condébilii réprime à sang les manifs organisées par ses zozo-causants. 98 jeunes froidement assassinés par les farces de désordre à la gâchette facile et aveugle. Le carré du cimetière de Bam-ghetto a encore englouti ces deux âmes. La vie va continuer comme si de rien n’était. C’est ce qui se passe d’habitude et les choses ne sont pas prêtes de changer avec l’allure qu’elles prennent.

Mbella Diallo

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