Le récit d’un bouquin vire au règlement de conte

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Radio France Internationale (RFI) en collaboration avec la FIDH a présenté une œuvre au palais du populo ce mardi 25 septembre. « Mémoire Collective, une histoire plurielle des violences politiques en Guinée « est une œuvre qui retrace les vies-aux-lances politiques qui ont eu lieu dans le bled de 1958 à 2009.

C’est une œuvre composée de 325 pages et 356 en version électronique, divisé en six parties. Le bébé qui est né après un an et démi de travail pèse 2, 5 kg. Il faut bien manger pour espérer le prendre dans ses bras.  Elle a été écrite par des auteurs Condébilikas et d’autres d’ailleurs, journaleux, universitaires et dépenseurs des doigts de l’homme. Elle est financée par l’Union Européenne (UE) et la Fédération Internationale des Droits Humains (FIDH). La présenta-chions a été faite par le célèbre ani-menteur de l’émission ‘’Appels sur l’actualité’’ de la radio mondiale et des contributeurs.

La serrée-momie commence par l’interven-chions de Kawoû Diakâ, sinistre de l’unité nationale et de la citoyenneté. Pour lui, «il faut dépassionner l’histoire ». Il termine en donnant un message: « tant que les malinkés penseront qu’il faut des malinkés pour les protéger, ils ne seront jamais protégés. Tant que les peuls penseront qu’il faut des peuls pour les protéger, ils ne seront jamais protégés. Tant que les soussous ou nos compatriotes Kissi, guerzé ou toma…c’est à la République de protéger les citoyens guinéens et notre effort c’est de faire émerger cette république dont on a besoin, cette nation… ».

Après lui, une pause pour écouter le public a écouté des extraits de dix-courts des cinq hommes d’Etal qui ont marqué l’histoire du bled ; Sékou Touré, Lansana Conté, Dadis Camara, Sékouba Konaté et Alpha Condé. Ensuite des témoignages audio de  victimes qui expliquent la difficulté qu’il y a à parler de cette partie de l’histoire. L’eau-rend Courroux est le rédacteur en chef Afrique à RFI. Prenant la parole, le gars déclare qu’ils ont souhaité dépassionner les débats en participant à la réalisa-chions de l’œuvre.

http://guineedecalee.com/focus-sur-boffa-histoire-dune-ville-aux-multiples-facettes-2/

A-basse Bas est une des victimes de la première république. Selon lui, c’est comme si Condébilidougou avait choisi d’être amnésique face à ce pan de son histoire. Une anecdote de Maladho Si-dit Bas, historien et contributeur du livre détend la salle. Il rappelle la réponse d’un sinistre de la République à Ahmed Sékou Touré, prési-hésitant d’alors. Quand ce dernier lui demande de venir s’expliquer sur un sujet, le sinistre répond: Oui camarade responsable suprême de la question, woïka !

http://guineedecalee.com/masse-acre-du-28-septembre-appel-a-lindemnisation-des-victimes/

Revenant, Kawoû Diakâ déclare deux choses: qu’il faut désethniciser ( français de Kawoû Diakâ ) Le procès du système et que l’histoire n’est pas une religion. S’adressant à un doyen du premier régime, il précise que nous devons apprendre à assumer notre histoire. L’invitant sur scène parce qu’il croit qu’on doit donner à tous la chance de parler, Doyen Kanté, ancien ambassadeur et gou-berneur provoque des remous dans la salle en prenant la parole. Les victimes n’ont pas pu se retenir ; Derrière, il y a même de la boxe avec des coups de poing qui sont distribués. Il est directement débarqué pour que le calme revienne. La serrée-momie a pris fin par l’interven-chions d’autres contributeurs et un échange entre eux et le public.

Couine Elisa-bête

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