Les mômes des victimes de N’Dourou Boussai commémorent les pendaisons du 25 janvier 1971

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Des membres de l'AVCB en marche pour la commémoration des pendaisons du 25 janvier 1975

Les membres de l’association des victimes du Camp Boiro ont commémoré ce vendredi 25 janvier  le 48ème anniver-serre des pendaisons du Camp Boiro. Beaucoup d’années se sont écoulées mais les parents des victimes n’ont pas oublié et ils ne sont pas prêts à le faire ou à pardonner. Ils ont marché du pont 8novembre où ont eu lieu ces pendaisons, à ce camp. Une séré-momie de lecture du saint coran a été organisée à cet effet pour le repos des âmes certainement tourmentées des pendus.

Des victimes, des parents de victimes en t-shirt rouges sur lesquels on peut lire facilement sans avoir besoin de lunettes ‘’plus jamais ça’’. C’est en ces termes qu’ils réclament juge-triche et réparation à l’État Condébibilika et surtout que cela ne se répète plus dans le bled. Ils ont commémoré ces massacres du pont 8 novembre à cet endroit et au Camp Boiro où les pendus étaient détenus pendant le règne de N’Dourou Boussai « l’association des victimes du Camp Boiro voudrait avoir un rendez-vous avec le président de la République. Il a fait la part belle à tous les enfants d’assassin dans ce pays-là. Nous disons qu’il est temps qu’il sache qu’il y a des victimes qui sont là, qui souffrent et qui voudraient le rencontrer pour voir de quoi il s’agit ». Se lamente Faux-dé Bocal Maréga. Si vous vous voulez aussi des postes, ne tournez pas au tour du pot, réclamez !

Vive émotion à cette marche sous un soleil de plomb. Ces victimes continuent de réclamer juge-triche. Ils se sentent lésés. Thierno Oumar Barrit  est un des mômes de Barrit Diawadou, un des pendus « on a l’impression que ces gens du système passé, veulent toujours remuer le couteau dans la plaie, et ça ne peut pas prospérer tant que nous sommes vivants. Après nous, ce sont nos petits enfants qui vont.  C’est au chef de l’Etat de mettre terme à cette question. Et même de juger et condamner le PDG-RDA en tant que présidence ».

Dans cette marche, des dépenseurs des doigts humains étaient aux côtés des victimes ; Eux aussi, ont jeté le pavé dans la marre des auto-risés « jusqu’à présent le gouvernement ne prend pas en main sérieusement, les cas graves de violations des droits de l’Homme depuis 1958 à nos jours. Sinon 48 ans après, on devrait connaitre ce qui s’est passé dans l’affaire des victimes du premier régime ».

Les marcheurs essoufflés sont arrivés au Camp Boiro, où s’est tenue la lecture du saint et le dépôt de la germe euh pardon gerbe de fleurs se sont tenus. Triste façon de terminer cette journée en elle-même triste de 1971.

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