Postes Armés dans Rateau-mat: La société si-vile pas contente et inquiète

0

La société si-vile s’indigne et exprime toute son inquiétude par rapport à l’installation des PA dans la commune de Rateau-mat. Rien ne justifie cette mesure. Les risques de radicalisation des positions sont énormes alors qu’à l’opposé, les objectifs fixés ne verront pas jour argumentent les plates-formes rencontrées.

Le balai citoyen opposé à l’installation des PA (postes armés) dans la capitale. Le risque de bavure et de dérapage hantent l’esprit de cette plateforme. Le constat sur terrain est encore plus préoccupant souligne son coordinateur : «  nous avons déployé une équipe de choque la nuit dernière dans l’axe. Aucun véhicule n’est immatriculé. Ce qui veut dire s’il y a bavure, personne n’est en mesure d’identifier les responsables ».  Regrette Séekou Koundouno. Comme si les auto-risés avaient quelque chose à faire de sa remarque. Et de poursuivre ‘’nous exigeons que l’État fasse en sorte que tous ces engins soient identifiables’’.  Grand tu as des exigences à faire à qui ?

Silence forcé, c’est l’analyse à chaud de la plateforme des jeunes leaders de l’axe pour la démocratie et le développement. Cette mesure ne rassure pas du tout  le PJDD : « une zone pointée du doigt ; indexée, frustrée par rapport au maintien d’ordre disproportionné, la mise en place des PA ne rassure personne », fait remarquer Ibra-huma Mami-wata Dialou coordinateur PJDD.

Face à l’avenir immédiat, le balai citoyen constate et s’adapte.  Deux équipes d’observations seront déployées pour s’assurer que les libertés citoyennes sont respectées promet le coordinateur de la cellule: « nous ne permettrons à personne bafouer la liberté des citoyens. L’État a le devoir d’y veiller ».

Piétiner la loi ne fera reculer personne. Au contraire, le fossé entre autorité publique et population risque de se creuser davantage fait remarquer le PJDD: « au lieu de s’installer de gauche à droite, valait mieux pour l’État de résoudre les crises répétitives de la politique et l’éducation » propose Ibra-huma Mami-wata Dialou.

Hors micro les deux activistes de la société civile s’accordent sans se concerter que l’État veut étouffer toute manifestation avant de mettre en marche le projet du troisième mandat. Qui dit mieux?

Sadio Baldé

LAISSER UN COMMENTAIRE