Le pro-crieur ne retient aucune charge contre les syndicalistes arrêtés samedi

0
351

 

Le pro-crieur ne retient aucune charge contre les syndicalistes arrêtés samedi

Pas de  charge contre les quatre gens-saignants interpellés la semaine dernière par les autorisés, en tout cas pour l’instant. C’est ce qui ressort de leur entretien ce mercredi avec le pro-crieur du TPI de Kalomi.  Selon leur avocat Me Salifou Bea-voguit, le parquet a donné une chance aux négociations avec le gou-vainement.

Convoqué à midi ce mercredi au bureau du pro-cireur du Tribunal de première insistance de Kalomi, les quatre gens-saignants syndicalistes du SLECG étaient au rendez-vous à 11H 55 accompagnés de quelques camarades syndicalistes. Des « camarades salut » viennent de partout. A midi 20, ils sont reçus par le pro-cireur Aboubacar Sir Sylla. Au terme d’un entretien de cinq minutes, les voilà qui ressortent du bureau de ce dernier sourire aux lèvres. Ya de quoi sourire! Leur avocat Me Sali-flou Bea-voguit  revient sur le contenu de cet échange  » tout s’est bien passé.  Nous avons rencontré monsieur le procureur, il nous a dit de rentrer. Il nous fixe rendez-vous pour le lundi. Mes clients vont être sur le terrain,  ils vont poursuivre les négociations parcequ on ne peut pas courir et se gratter. Ils ne peuvent pas être au tribunal pendant qu’ils sont en grève. Il faut donner la chance aux négociations »Me Salifou Beavogui est catégorique. Il soutient que les faits poursuivis n’existent pas «  les faits poursuivis ne sont pas infractionnels. Ya pas d’infraction en la matière.  Parceque la liberté de la grève et le mouvement syndical sont prévus par la constitution » .

Depuis l’arrestation de leurs quatre camarades samedi, des  syndicalistes meneurs de la crève sont introuvables.  Me Béat-vogui leur demande de sortir de leur tanière « ils n’ont qu’à sortir , y a plus de menaces ».

Où se cachent-ils ? Aboubacar Kaba, un des gens-saignants syndicalistes poursuivis a donné une réponse. Il ne semble pas d’accord avec la déclaration de leur avocat «  en lieu sûr ». Il le répète une seconde fois. Pas question de divulguer le secret.

A ceux qui qualifient de sauvage cette grève des syndicalistes, Aboubacar Kaba, a livré un message. Il ne va pas du dos de la cuillère « nous ne sommes pas des n’importe qui. Nous nous battons pour l’amélioration de nos conditions de vie. Ceux qui qualifient ça de sauvage,  c’est leur façon de voir les choses.  Mais nous sommes dans un état de droit . Il n’y a rien de sauvage dans ça.

Selon cet bouffe la craie, la crève reste maintenue : Aboubacar Soûmè  est le seul habilité à la suspendre ou la lever. Mais puisqu’il est planqué pour l’instant, attendons qu’il sorte de sa planque.

                                           Djamithianguel

LAISSER UN COMMENTAIRE