SALE HEURE POUR LA RÉCLAME DE SON SAL’AIR 

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SALE HEURE POUR LA RÉCLAME DE SON SAL’AIR 
Syndicalistes sonnés, élèves révoltés et cours perturbés.
Les gens-saignants, via leur syndicat, ont entamé une crève de craie pour clamer « augmentation de pognon, paiement d’arriérés, pour ne pas être tués par le poison (craie) ». Mais malheureusement, le K a ôté son carré, car son objectif réside ailleurs: celui de rendre les examens durs pour être applaudis par plus d’un Kondébilika et être faxé de bon travailleur dont l’ardeur est inégalable. Pourtant, quand tout le monde est ministrable, qu’on ne soit point surpris si la bêtise devient aimable. Et donc, on n’a pas le droit de dire que la craie que nous utilisons est poussiéreuse, que les tableaux sur lesquels nous écrivons sont démodés, dégradés, voire lacoudoutisé! On n’a donc pas le droit de demander augmentation de sal-air, sans que nous n’ayons une sale heure ? Le syndicat n’a donc pas droit de nous défendre ? Oups, je ne sais pas ce qui me prend pour poser une question sur la défense des gens-saignants par les syndicats. Car même cette structure, de son sérieux, c’est un autre cas. Pour des bouches indiscrètes, qui ne peuvent que péter les secrets de la cité déséquilibrée: « certains syndicats auraient perçu des miettes pour acheter de la cigarette, voilà pourquoi la pagaille ». À croire cette illogique logique, c’est donc par frustration que certains continuent la lutte. Que sais-je ?
Quoi dire de ces gens-drames ? Vraiment, la reforme et tout a rendu ces protecteurs des populations plus inventifs, intelligents. Car à chaque fois, ça dégaine. À chaque fois qu’il y a une petite foule, ce sont les armes qu’ils défouraillent pour dérailler et après railler. C’est comme si les foules sont devenues pour eux des menaces pour la sécu-irritée nation-mal. Ce n’est pas un rêve, ce bled ne va pas mal, mais il a du mal à bouger. Car il est sur une stagnation qui le fait reculer. Revenir en arrière pour invalider les petites avancées ! Et ce n’est pas tout, parce que même les syndicats ont senti la saveur des bottes. Donc, les objectifs ont changé à présent: de la protection à l’agression, une brutale transition et s’en suit une mauvaise érection.
On dira que les élèves ont un peu exagéré, puisque certaines routes ont été barricadées et certaines écoles saccagées, et donc, ils devraient rester dans les maisons cagées. Moi, je dirai qu’ils ont juste cherché quoi faire pour ne pas être envahi de trop par l’ennui de rester les seuls damnés. Ceux du public devaient envahir ceux du privé pour être sur un pied d’égalité. Par contre, de là, mort d’homme ne devrait point être enregistré. Mais comme les gens-d’armes sont des gens-drames et excités, ils ont juste tiré. Sinon, des armes conventionnelles suffisent pour que la foule soit dispersée. Tirer à bout portant, ce n’est pas un accident. Je pense que le p’tit Djakanké émotif devrait continuer la semaine, le mois ou même l’année de la citoyenneté dans les garnisons pour que les armes ne soient plus utilisées à pro- effusion de sang. Mais bon, j’oubliais que certains citoyens valent mieux que d’autres.  Pourquoi éviter les dires pour faire des tirs ? En attendant, je suis sur mon ire ! Pour ne pas attiser le brasier et attrister les sélectifs qui chantent « longue vie à Körö-kondébilii », je ferme ma gueule et je m’égare !

 

                                          Ousmane Baldé

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