SLECG-FSPE : Crève plus crève est égal à crève au carré

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Quelques élèves et un enseignant dans une salle de classe

La Fédération Syndicale  des Professionnelles de l’Éducation (FSPE) aussi à son tour décide de paralyser le secteur de l’éducation de Condébilidougou. A partir de ce jeudi 11 octobre, elle déclenche une crève gênante et illimitée dans le système éducatif du bled.

Les nerfs se tendent et les tons se durcissent dans le monde de l’éducation Condébilika. Après la grève déclenchée par le SLECG du ‘’Rebelle’’ Aboubacar Soûmè, cette fois c’est au tour de la FSPE de mettre du piment dans la plaie. Elle se joint à l’élan du SLECG pour mettre en pause prolongée la rentrée scolaire.

La FSPE crie et se lamente de la condition misérable de vie et de travail des gens-saignants. Dans le panier revendicatif « On a demandé les logements sociaux, les mutuelles, l’engagement des homologues dans les universités, la revalorisation des primes de formation des maitres de l’ENI, de rehausser le salaire indiciaire, la prime de craie qui est à 55000frg aujourd’hui, nous voudrons que cette prime soit augmentée à 200%, nous voudrons que toutes les primes se trouvant dans le statut de l’enseignant à savoir la prime de craie, de logement de zone, de classe multigrade etc. soient multiplié par trois » égrène Salifou Camara secrétaire gênant de FSPE.

Pour cette première journée de crève, le secrétaire gênant dit déambuler dans certaines écoles de la capitale. Le constat est « les enseignant ont observé à 100% la grève. Mais seulement nous déplorons le comportement des soit disant des conseillers du ministre qui vont dans les écoles qui menacent les chefs d’établissement, les DCE. Nous déplorons cela mais nous disons que nous ne cédons pas à l’intimidation » s’exclame Salifou.

La Fédération Syndical des Professionnelles de l’Éducation (FSPE), tient mordicus, droit dans ses bottes à continuer la crève jusqu’à la satisfaction de ses poings de revendication. Une crève qui s’ajoute à une autre dans le secteur de l’éducation. Le pire est à craindre, sachant l’obstination et l’arrogance dont font preuve nos dirigeants quand il s’agit de négocier.

Mbella Diallo

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