TROUBLE NATION-ALITÉE, LE PLAFOND DE FER QUI PRESSE LES POSTES ÉLECTIFS

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TROUBLE NATION-ALITÉE, LE PLAFOND DE FER QUI PRESSE LES POSTES ÉLECTIFS

Il n’est pas rare, on peut même dire qu’il est fréquent d’entendre des Kondébilikas se targuer de posséder la double nationalité ; kondébilika et étrangère. Les plus prisées sont les nationalités américaine et française, entre autres. Pour diverses raisons, des fois de naissance ou autres. Cependant ce qu’ils ignorent ou font semblant d’ignorer, c’est que selon la loi Guinéenne, ils ne sont pas éligibles. 

La loi 01du 06 janvier 1998 traite du sujet. Elle vise essentiellement des personnes qui veulent briguer des postes électifs. Cette loi dit clairement qu’il est interdit à tout Guinéen qui aspire à un mandat électif, d’avoir la double nationalité.  Momo Cas-marrant juriste et pro-faussaire de droit dans les universités Kondébilikas donne des précisions « la condition préalable est que la personne renonce à l’une des nationalités d’abord avant de déposer son acte de candidature, six mois avant. Il en est de même pour des personnes qui ont acquis la nationalité guinéenne par le fait du mariage ou les personnes qui sont naturalisées. L’un ou l’autre cas suscite la renonciation de l’autre nationalité avant que la personne ne postule pour ce poste électif ».

Un point est très important dans la procédure « la renonciation verbale ne suffit pas. Faudrait que l’acte soit pris et que l’acte de renonciation soit joint au dossier ». Le texte et le contexte sont tout de même très différents au vu de ce qui se passe.

Le législateur à travers cette loi veut surtout protéger les biens de l’Etat contre une éventuelle dilapidation étrangère. Kondébilidougou veut protéger ses propres intérêts. «Vous imaginez quelqu’un qui a une double nationalité, il est tenté de faire le lit du conflit d’intérêt. Faire le déni d’intelligence avec l’extérieur contre son propre pays et pour servir de réceptacle pour engranger des ressources pour simplement les dilapider, les transférer vers un autre pays. Dans un cœur où il y a de la place pour plusieurs, il n’y a pas de place pour un seul. Vous êtes maire ici, vous pillez tout et vous allez de l’autre côté dire que vous êtes réfugié et vous créez même une tension pour que les populations de la localité puissent être dans un sentiment de mécontentement au point de vouloir brûler même les archives pour qu’il n’y ait pas de traces ».

Le véritable problème est le respect de cette loi. Non seulement les institutions ne sont pas saisies, mais elles ne font pas l’auto saisine.  Pour le juriste, Le travail doit être fait en amont « y a une jurisprudence qui est déjà créée. C’est pourquoi il faut tamiser en avant-première, au niveau des textes de lois, faire une anticipation. Mais dès que vous parlez, on dit mettez votre droit sec là, dans votre poche ».

La maitrise des notions de nationalité fait défaut « il n’y a pas une large diffusion sur les effets positifs de la nationalité, les effets négatifs de la double nationalité quoi que profitant parfois au niveau de ces personnes qui ne voient que l’aspect positif » déplore Momo Cas-marrant.

Momo Cas-marrant estime qu’il arrive que les gens ne soient pas vigilants. Surtout dans un pays où lorsque vous parlez du respect des textes de lois, c’est comme si c’est de l’acide que vous mettez au niveau d’une plaie, ce n’est pas donné. Il n’y a pas nécessité de changer cette loi. Il suffirait juste de la vulgariser.

Diami-latouuri 

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