Wonkhaï en prison: Kung-fu Sâkana Sâyon connaît le tort d’Élie Kabanon

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Wonkhaï en prison: Kung-fu Sâkana Sâyon connaît le tort d’Élie Kabanon

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Au cours de la marche des ar-tristes, Sâkana Sâyon a été trainé dans la boue et arrêté. L’ar-triste Reggae man Sâkana Sâyon en compagnie de Djakanii Alfa, Sein-gueuletons et quelques ar-tristes ont pris d’assaut ce Mardi matin la terrasse du stade du 28 septembre. L’objectif était de marcher de Dixinn jusqu’au Boulev’art Diallo Telly à Kalomi pour exprimer leur ras-le-bol, dénoncer les tares des auto-risées de Kondéblidougou.
Arrivés sur les lieux à grande pompe, les marcheurs débutent leur tâmâ, direction Kaloum. Sur le long du trajet, les artistes et leurs fans hurlaient à gorge déployée des expressions comme ‘’s’unir ou périr; à bas un troisième mandat, wonkhaï2020’’.  A l’entrée de Kalomi, sur certains carrefours, des farces de désordre sont stagnées et orientent la foule sur la direction à suivre. Jusqu’avant d’arriver au boulevard Diallo Telly, tout va bien. Les fanfares entonnent et la foule à son tour chantent et acclament, l’ambiance festive est de taille.
On dit souvent ‘’Qui commence bien, finit bien! ’’ Iyôlah !!! Ce n’est pas dans tous les cas gôh. Voyons, voir: Dans ce cas précis, c’est mal connaitre l’intention malsaine des farces de désordre de Kondéblidougou, attachées dans des tenus et des bottes comme des anciens combattants.
Sur le Boulevard, les ar-tristes continuent le périple sur la voie qui mène vers la Prési-rance. Du coup, les hommes en (dés)uniformes galopent comme des chevaux devant la foule et stoppent la marche. Niet, pas de passage! Des petites négociations pour passer restent vaines. Sâkana et sa bande décident de contourner vers Sandervalia pour se rabattre à la corniche sud et continuer pour faire le tour de Kaloum. Patatras ! À nouveau la marche est bloquée. Plus de passage et c’est terminé. Advienne que pourra, pouvait-on comprendre sur les visages noircis et froissés des farces de désordre.
Face au commandant qui dirige les opérations, Sâkana Sâyon avec sa tête truffée de rasta et sa barbe touffue, entonne avec ses acolytes d’artistes les slogans de la marche ‘’Liberté, à bas un troisième mandat, a bas… à bas..’’ Presque tous les maux qui fouettent Kondéblidougou rèsonnent sur les lèvres des artistes. Les esprits se surchauffent et les nerfs se tendent. Les poli-chier et gendarmes dispersent la foule à coup de gaz lacrymogène et les marcheurs répliquent par des jets de pierre. Les farces des désordre détalent.
Les beaux-dix-gars qui assurent la garde des artistes prennent la poudre d’escampette et laissent Zion à la merci des gendarmes et policiers. Des coups de poing bien nourrits viennent dans tous les sens. Ils le  secouent et trainent dans  la boue. Malgré son kung-fu dont il se vantait suite à l’arrestation d’Élie Kabanon. Manu-militari, ils l’embarquent dans un pick-up pour une destination non identifiée au moment où nous quittions les lieux. Le rat-peur Djakanii Alfa, plutôt énervé et essoufflé sous l’effet d’une bonne dose de gaz lacrymogène, réussit tout de même à distiller quelques mots en disant qu’ils sont venus marcher librement et le fait d’avoir attrapé le rasta kung-fu, ils le seront tous aussi. C’est ainsi que Sein-gueuletons Djakanii Alfa et quelques artistes empruntent un taxi et quittent les lieux des échauffourées. Ils se sont aussi faits la belle pour partir certes à la rescousse de Sâkana ou pour se claquemurer quelque part. Qui sait ? Ils se sont quand même éclipsés au milieu des marcheurs.
Pour finir il faut dire que la marche a pris fin sous une bonne note de chasse et dispersion des marcheurs dans Kalomi. Le sauve qui peut devenu désormais une tradition à Kondébilidougou lorsque vous réclamez vos droits ou dénoncez nos gou-bornant.
                                                   Mbella Diallo

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