Baisse de la pluviométrie : ce mois de juillet, moins de 500 millimètres contre 1.100 les années précédentes

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Mamadou Tounkara météorologue

Jusque-là, le mois de juillet n’a pas connu la pluviométrie habituelle. Il fait très chaud  à Condébilidougou et la pluie se fait rare. Cette réalité traumatise beaucoup de citoyens. Le constat de ce phénomène climatique s’explique par plusieurs facteurs selon un spécialiste de la météorologie à qui on a tiré la langue pour des explications.

Les mois de juin et juillet étaient réputés très pluvieux à Conakry et dans beaucoup de villes du bled. . Sauf que cette année, à certains moments, on a l’impression d’être toujours en plein mois de mars au beau milieu du désert. Il fait chaud et il pleut rarement. Cette réalité taraude même l’esprit des spécialistes de la météo. « Cette question est préoccupante. Il vous souviendra qu’à pareil moment dans les années passées, le mois de juillet est un mois pendant lequel la tête ne sortait pas. Sur les 31 jours vous avez au minimum 30 jours de pluie ça c’est en terme de distribution. Et du point de vue hauteur en moyenne on peut avoir 1.100 millimètres pendant que cette fois on a même pas 500 millimètres donc c’est un problème très inquiétant.» lâche Mamadou Tounkara ingénieur météorologue.

Aujourd’hui tout le monde s’accorde à dire que le changement climatique est là. Des facteurs à la fois climatiques et humains concourent à chauffer le crâne et le corps des gens même en période hivernale.

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Pour ce spécialiste des questions météorologique « le cas particulier de la Guinée,  nous ne sommes pas en marge des fluctuations climatiques. Il y’a des comportements locaux qui arrivent à exacerber ces phénomène climatiques. Le fait de détruire la couverture forestière est un grand impact par ce qu’elle participe à réguler le cycle idéologique de l’eau et qui absorbe et diminue les gaz à effet de serre. Les gens ont injecté dans l’atmosphère des gaz qui ont la capacité de capter le rayonnement infrarouge et qui les garde à des périodes très longues et ceux-là ont la capacité de réchauffer la surface de la terre » explique Tounkara.

Poursuivant, les mains sur la tête (comme s’il parle d’une calamité. C’en est une même), le météorologue jure et tape « L’année 2019 risque d’être l’année la plus sèche que la Guinée n’ait jamais connue par ce que jusqu’à présent on arrive même pas à avoir le total cumulé de 600 millimètres seulement à Conakry pourtant on devrait se retrouver dans l’ordre de 4.000, 4500 millimètres d’eau ».

Pour pallier à ce phénomène climatique qui se constate à Condébilidougou, il faut planter beaucoup d’arbres et conserver la couverture forestière. Sinon la chaleur continue à nous tenir compagnie.

Mbella Diallo

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