Commune de Mama-tam tam : des robinets secs comme le désert

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Mama- tam tam! L’une des cinq communes de la capitale Con-à-cris est aussi sèche qu’une ménopausée de 60 ans. Composée d’une dizaine de quartiers qui ont tous un poing commun, ils ne sont pas lotis,  on pourrait les qualifier de bidonvilles. La commune de mama-tam tam est l’une des communes les plus frappées par la problématique de l’accès à l’eau potable.

Ce sont des bornes fontaine, forages et puits traditionnel qui constituent la principale source d’approvisionnement en eau pour la population. Les robinets sont quasi secs. Pour être rassuré de cette réalité qui frappe d’un fouet d’esclave, la population de Matam, il faut y faire tour. Telle une population qui vit dans le désert. Pourtant ! On est bien dans Condébilidougou, drôlement appelé château d’eau de Farafina de l’ouest.

L’eau, dans ce coin de Con-à-cris, a une valeur d’or. « Dans notre quartier on gagne difficilement l’eau. Nos robinets sont secs depuis longtemps, tous les tuyaux ont été coupés lors du bitumage de cette route. Maintenant On achète de l’eau avec les charretiers qui chaque jour font des tours dans le quartier. Un bidon à 1000 fg. A Togui wondi nous souffrons vraiment pour avoir de l’eau » se lamente cet habitant du quartier situé à la corniche sud.

Dans d’autres quartiers de la commune (Matam Lido, Matam 1, Hermakonon etc ndlr), les citoyens se procurent de l’eau généralement dans des conditions similaires au niveau des bornes fontaine installées gnatry possa (pêlemêle ndlr) et sans entretien. Il faut se mettre en queue pour avoir quelques bidons. « Tout le quartier vient ici en même temps et pour avoir de l’eau, on s’aligne longtemps pour avoir quelques bidons. Chaque jour c’est ce qui me retarde à préparer » il était 13h lorsque cette femme a lâché ce malaise depuis sa cuisine.

Certains quartiers ont de l’eau mais à tour de rôle

Si dans certains quartiers, la population tire le diable par la queue pour avoir l’eau, certaines concessions par contre obtiennent de l’eau dans les robinets de la SECG (Société des Eaux de Guinée), trois à quatre jours dans la semaine. « Nous quand même l’eau vient quelque jour bien que y’a souvent des coupures et le débit est très faible ». C’est quoi cette exclusion des autres quartiers qui pourtant sont tous dans la même commune.

La SEG est pointée du doigt partout où nous avons foutu pied. La commune de Matam à l’image des favelas brésiliennes dont les maisons sont superposées, est confrontée aux problèmes d’accès à l’eau. Obtenir à boire, pour cuisiner et autres, il faut acheter, se mettre en rang devant les fontaines pour avoir des bidons d’eau. Ce ne sont pas que les habitants de mama-tam tam seuls qui vivent cette difficulté. Le problème est le même à rateau-mat également et dans d’autres communes de la capitale.

Le combat pour l’approvisionnement en eau de la commune, doit figurer sur la liste des priorités du nouveau maire et de ses con-saigneurs.

Mbella Diallo

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