Crève du SLECG : Ça crève pas dans certaines écoles publiques

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Après un recensement qui a duré près d’une année, le SLECG a décidé de rentrer en crève ce 09 janvier vu que le gou-bernement fatigué n’a rien pu leur proposer. Dans les établissements publics sillonnés, le mot d’ordre de Soumè et sa bande n’est pas totalement suivi. Partout où nous sommes passés, les res-consables assurent prioriser l’avenir des mômes.
Il est 10heures à l’école primaire publique du Km36. Ici, la récréation reste bruyante comme d’habitude avec assez de mômes dans la cour. Élèves et gens-saignants ont répondu présents ce matin à l’appel de la dur-rection; quant à l’appel du sécréteur gêné-râle du SLECG, il semblerait être passé à côté de leurs oreilles.
Le Dur-recteur de l’école Ouo-Ouo Kalivogui explique cela par le souci qu’ils ont pour l’avenir de leurs enfants. 《On ne veut pas la perte de nos enfants. L’année passée nous avons suivi mais on a rien vu. On va continuer avec ça ?Nos enfants vont continuer à perdre? Non…moi je ne partage pas l’idée qu’on parte maintenant en grève》, explique le vieux. Donc les gars du SLECG eux s’en balancent quoi?
Trente minutes plus tard, nous sommes à Lansanaya Barrage au collège-lycée Kountia. Ici aussi, les classes fourmillent d’élèves venus suivre les cours malgré l’appel à la crève. Pendant que certains élèves rentrent à la maison parce qu’ils n’ont plus cours, d’autres restent en classe. Res-consables et pro-faussaires sont présents, preuve que le SLECG n’a pas assez chanté sa crève.
Au Lycée Elhadj Boubacar Biro Diallo de Sangoyah à 11h30 minutes, c’est la même danse. Les cours se passent normalement et sans incident. Dans certaines classes du lycée, les élèves n’ont pas de pro-faussaires et s’exercent seuls au tableau. Après un tour de nos confrères, le proviseur passe avec ses censeurs dans les salles vérifier que ce qu’il a raconté à la paresse reste vrai.
《Nous dans notre école ici, les élèves et professeurs sont venus en grand nombre et ça va continuer comme ça parce que nous on s’est dit nous sommes tous des formateurs mais dans la vie d’un homme parfois, il faut s’asseoir réfléchir et faire une introspection de ta personne, de la situation pour vous projeter. Ces enfants là ce sont les nôtres. Les grèves continuelles sans fin causent du tort à nos élèves donc c’est ce que nous avons expliqué. Nous avons sensibilisé et les professeurs et nos élèves… C’est l’esprit de sacrifice qui nous anime, qui fait que nos enfants aussi nous ont compris》, nous raconte dame Matou-Mata Tounkara, censeur des 12èmes et terminales.

Couine Elisa-bête

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