Donghol-Touma/ Tounti-Bônôdji ou le rocher des hyènes « déserteuses »

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Le site Tounti Bônôdji à Doucki dans la sous-préfecture de Donghol-Touma

La sous-préfecture de Donghol Touma dans la préfecture de Pita regorge  de potentialités touristiques importantes. Le site de Tounti Bônôdji qui ne compte plus un seul Bônôrou (hyène) , est très prisé notamment par les Américains. La jeunesse de la localité se fixe pour objectif; la valorisation de ce lieu d’attraction pour que les ressources qu’il rapporte soient reversées à la commune. La commune pourrait bénéficier de ces recettes et arrêter de compter sur ce que ramène sa diaspora.

Située à 65 KM de la ville de Pita, la sous-préfecture de Donghol Touma est composée de 11 districts repartis sur une superficie de 332 Km carré avec une population d’environ 23 mille habitants. Le district de Doucki situé à 15 Km du centre est régulièrement visité par les touristes. Hassane BAH est guide touristique depuis près de 20 ans ; « ici, trente ans derrière, il y avait beaucoup d’hyènes, c’est pourquoi le lieu porte ce nom qui veut dire ‘’le rocher des hyènes’’. Maintenant il n’y en a plus».

Une société de téléphonie a récemment tourné une publicité sur le site de Tounti Bônôdji. L’ambassadeur américain Denis Henkins a, à deux reprises visité ce site. Surnommée Aicha BAH et membre du corps de la paix, cette Américaine est à sa 10ème visite sur ce site en une année. Elle s’exprime dans son franglais que nous tentons de vous transcrire ici « pour moi doucki est le bijou de Guinée, avec un espace spécial. C’est très beau pour le tourisme de Guinée. J’adore Guinée. Ça c’est mon pays ».

Mais ces randonnées ne profitent pas à la commune. Une tendance que veulent inverser les jeunes de la localité. Amadou Tiga BAH est le porte-parole. « L’idée c’est non seulement de valoriser ces sites, et aussi permettre à nos guides touristiques de pouvoir mettre en place un mécanisme de génération des revenus par rapport à tout ce qui se passe ici. Aujourd’hui les gens viennent parfois clandestinement, pendant que ça appartient à la commune ». Qui est fou, quand les concernés ne prennent pas leurs responsabilité, les petits malins en profitent.

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Les jeunes de Donghol Touma invitent les autorités Condébilikas, à s’impliquer pour que ces sites soient aménagés. C’est dans des situations comme celle-là que l’on se demande à quoi ce fameux minus-terre du tourisme. Tellement de sites non exploités convenablement.

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