ÉCOLE PUBLIQUE vs PRIVÉE : TOTO DE RECHUTE SCOLAIRE

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Radio trottoir Condébilika ronronne qu’on forme mieux dans les écoles privées que dans le public. On y ferait de meilleurs pots de réussite aux examens. Mais qui a jasé ça ? Par ce papotage réalisé dans deux écoles (privée et publique), on se rend compte que c’est peut-être un conte. Des écoles publiques font quelques fois de bons résul-tards aux examens, même si c’est rare, il faut le reconnaitre.

‘’ On faisait des révisions trois fois par semaine avec notre maître. Mais on sentait en classe que le maître avait des difficultés dans certaines matières comme le français. Il avait beaucoup de difficultés. La conjugaison le fatiguait beaucoup, il regardait toujours le livre et nous on se cachait pour se moquer de lui’’.

Ce témoignage est celui d’une pipelette d’une ‘’école de quartier’’ comme on les sûre nomme ici. École de quartier certes, mais elle est privée. Aucune rigueur, selon les témoignages des élèves cachés derrière un masque de Zorro. Nous ne cafterons pas non plus le nom de l’école. Bande de kpakpato ! Cette cafteuse zozote parce qu’elle est elle-même une redoublante. Elle reprend la sixième année encore, mais pour elle ce n’est pas de sa faute. Elle compte d’ailleurs changer d’école : « je sais que ça va être difficile, mais je vais convaincre mes parents de me changer d’école. Je ne veux pas reprendre ici, sinon je vais peut-être faire la classe trois fois. Et ça que Dieu m’en garde ».

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Le maître lui, a préféré filer sa langue aux chats errants qui se sont barrés avec son vocabulaire pauvre. Il a dit niet. Motus bouche cousue. Pas question de piper mot de la pipe de Daddy. Il a déjà pris la claque du siècle avec les médiocres résultats qu’il a faits. Bon, on toqué à la porte du boss. Puisque la langue pendue de l’élève en queue de peloton nous a confié que la dure-érection n’a fait aucun effort pour leur réussite à l’examen d’entrée en 7ème année. Sur 50 élèves présentés à l’examen de fin d’études élémentaires 2018, seulement 10 ont décroché le précieux sésame.  Sacrée école ! 20 % de pot de rechute à un examen national.

Voilà que le dur-érecteur de l’école, tout honteux, nous prend pour une nunuche : «  on n’a pas les moyens de recruter de vrais pédagogues. Les parents n’ont pas les moyens de beaucoup payer. Donc, on fait avec ce qu’ils nous donnent et après ils récoltent les pots cassés. La plus belle femme ne peut donner que ce qu’elle a ». Et puis quoi encore ! Si c’est pour élever une flopée de toto, fermez le poulailler, s’il vous plait. Non, non, désolé ! Pas le nom de l’école. Des photos ? Que nenni ! Il menace de porter plainte si nous le faisons. Pas la peine de transpirer monsieur, on nous apprend à respecter la volonté d’anonymat.

Comme cette école, il y en a d’autres qui ont fait pire cette année. Il y a des établissements où on a qu’un seul admis ou cinq tous au plus.

Une école publique nous prouve qu’il est possible de faire meilleur résultat que le privé

A plus de 20 kilomètres de cette ‘’école de quartier’’, une école primaire mais publique cette fois. On est encore en vacances, mais la dur-rectrice est présente sur les lieux pour préparer la rentrée le 03 octobre prochain. Elle papote logistique avec des employés de l’établissement. L’organisation, l’hygiène tout y est. On est nous-même sur le popotin. On ignorait qu’une telle école publique existait. Plusieurs tableaux pleins de fiches sont accrochés au mur. Celui qui frappe notre esprit est celui sur lequel sont inscrits les résultats au dernier examen d’entrée en 7ème année.

Photo ici:

Fiche des résultats de l’examen de fin d’études élementaires de l’école  »les Dabadins »

L’école primaire publique « les Dabadins’’, dans la commune de Digsein, a fait 82 pour cent à l’examen de fin d’études élémentaires. Nous ne l’avons cru que quand nous l’avons vu sur le papelard. Elle est même au-dessus du pourcentage de la commune qui est à un peu plus de 54%.  La dur-érectrice se la pète elle aussi. Et alors ? La modestie c’est pour les chiens. Elle se la joue : ‘’cette année même ç’a baissé. Si non on est toujours dans les 100 % ou 90% ».  On ne dit pas à un Condébilika qu’il est propre. Il te répondra qu’il vient pourtant du champ.

Au fil du temps, elle a adopté une méthode qui paie

Pour y arriver, elle a une bonne stratégie. Tester les gens-saignants quand la dur-érection communale de l’en-saignement les lui envoie : « un test pour les nouveaux venus et ça c’est de la deuxième année à la sixième année. Si tu es bon, je me frotte les mains au visage et si c’est le contraire, on fait une remise à niveau. On le modèle selon nos principes. C’est comme un enfant, il faut faire de ton mieux pour qu’il fasse bien les choses ».

Ecole primaire les Dabadins dans la commune de Dixinn

Sa rigueur paie. Puisque l’effectif de l’établissement a augmenté. A son arrivée il y a quelques années,  l’école comptait 460 élèves. Aujourd’hui, elle compte 2098 élèves qui font chaque année sa fierté et celle des parents.

Derrière la cour, on rend contre un père qui vient chercher de la place pour deux de ses mômes. Ils étaient dans une école privée. Mais il n’est pas satisfait de leur niveau. Il veut donc que cette année ils soient à l’école primaire ‘’ les Dabadins’’. « Ils ont fait trois années dans une école privée. Je paie chaque mois 300 mille pour les deux, mais je me rends compte que ça ne sert à rien. Ils n’évoluent pas du tout. Leur niveau de langue est nul. J’ai appris que cette école, bien qu’elle soit publique, fait du très bon travail. Donc je vais voir ce que ça va donner. Je m’engage ».

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Des citoyens étaient-ils au courant de cette situation ?

Niet ! Nada ! Zéro pointé ! On a fait un petit microbe trottoir pour tester la perception sur le taux de réussite des examens au privé et au public. Sans équivoque, tout le monde pue de la gueule ce dont nous empestions l’air, avant de commencer ce rapportage.

Madiou Soumah n’en croit pas ses lobes quand nous lui avons lâché que dans certains cas c’est le contraire : « c’est vous qui m’apprenez ça. Montrez-moi cette école et j’irai voir moi-même leur mode de travail. Je suis sûre qu’ils doivent être stricts. C’est surprenant quand même. Même si moi j’ai fait des écoles publiques durant tout mon cycle, je n’ai plus confiance. Ces écoles ne font plus leur preuve. Comme tout ce qui est public, elles sont abandonnées à elles-mêmes et c’est triste. Mais je suis content d’apprendre que certaines font un bon travail ».

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Voilà qui montre que des idées toutes faites, sont parfois fausses. Pour s’en prendre contre, il suffit de poser des questions de culture générale à des garnements faisant les deux types d’école. On est sur pris d’être détonné. Ceux qu’on minimise s’en sortent le mieux. Mais ce n’est pas toujours pareil. Plusieurs intellos binoclards du bled n’ont cependant jamais fait d’école privée.

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Pour l’année 2018, Condébilidougou avait 167.835 candidats dont 108.635 admis. Soit un taux de réussite de 64,73% pour l’examen d’entrée en 7ème année. Mais impossible de savoir le taux du privé et celui du public parce qu’aucun travail n’est fait dans ce sens. A la dure-érection des examens, pour être plus précis à l’inspection régionale des examens, on bégaie que c’était très compliqué de savoir cela : « il faut beaucoup de temps, de management et de moyens ». Et pour ça, ressassez demain.

Diami-latouuri

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