Kalifa Gassama Diaby ministre Guinéen de l'unité nationale et de la citoyenneté et Juan Gomez animateur de RFI

Contributeur au livre « Mémoire Collective, Une histoire plurielle des violences politiques en Guinée « , Kawoû Diakâ était présent à la serrée-momie de présenta-chions ce mardi 26 septembre. Il n’a pas loupé l’occasion de dire ses quatre vérités au populo et journaleux présents. «…il faut dépassionner l’histoire mais pour cela, il faudrait que nous acceptions déjà d’être sérieux… », Commence le sinistre de l’unité nationale et de la citoyenneté.

Pour une fois, il ne s’étale pas dans son discours notre Kawoû national. Il croit d’ailleurs que nous sommes dans un bled triste et attristant, Vous ne croyez pas si bien dire Kawoû. Parlant de ses pairs Condébilikas, le diakhanké mentionne la démarche critique de l’Etal que ceux-ci ont. « La première démarche qui est assez courante dans notre pays c’est celle qui consiste à faire la critique de l’État. C’est une démarche légitime, c’est une démarche nécessaire mais nous faisons une erreur dans cette démarche. Cet État qui est embryonnaire ne peut être critiqué efficacement que lorsque nous englobons dans cet État des forces sociales. Mais nous le faisons pas…», a-t-il expliqué.

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À la sortie de l’ouvrage, des voix se sont élevées. Beaucoup ont estimé qu’il n’appartient pas à des étrangers de raconter notre histoire à notre place, Kawoû Diakâ répond : «si nous ne racontons pas, de grâce qu’on laisse les étrangers nous raconter». En plus, ils n’ont même pas raison de dire cela parce que ce sont plus des Condébilikas que des étrangers qui parlent dedans. Même si la supervision est faite par des étrangers «…nous avons des difficultés par ce que nous n’arrivons pas à assumer cette mémoire. On ne peut pas construire une nation sans passé. Nous avons décidé de nous installer dans l’amnésie. Il s’est rien passé hier ou alors vous demandez aux uns, ils vous disent c’était parfait. Vous demandez aux autres, ils nous disent c’était un cauchemar absolu, ça c’est une autre caractéristique des guinéens, c’est l’excès», a-t-il précisé.

Sa tristesse, il l’exprime calmement sur une note. Il termine son petit dix-court par un message à l’endroit des Condébilikas. « Nous n’avons pas d’avenir en dehors de la nation démocratique», conclut-il.

 Couine Elisa-bête

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