Kiri Dîdî fait le cours de son histoire après un bon foutty

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Kiridi Bangoura et des journalistes autour d'un plat de foutty

Comme à l’accoutumé, des jeunes issus de toutes les sensibilités se réunissent chaque dimanche autour d’un plat de laffidy ou foutty pour bouffer à satiété en suite papoter avec une personnalité qui est la star du jour. Pour la rente contre de ce dimanche 30 septembre, le sinistre sécréteur gêné-râle  à la présidence Kiri Dîdî Banc-goura, a été l’invité.

Des journalistes et leurs invités autour de plats de riz

Les 60 ans de l’indépendance du bled étaient au centre des échanges. 60 ans Pour un homme c’est beaucoup go. Par contre pour un Etat, c’est le début du commencement. De 1958 à 2018, un parcours à la fois glorieux et douloureux. ‘’60 années d’indépendance qui est-nous ? Les organisateurs ont trouvé cette question comme thème du jour pour mettre au bout des lèvres du sinistre Kiri Dîdî. Bien avant de brosser le sujet, des dizaines de plats de foutty-laffidy sont servis. Par le sinistre Kiri Dîdî, l’assaut est donné. Chacun a la mesure du périmètre de son estomac, a bourrée son ventre creux plein de ‘’Foutty maro barabara’’.

http://guineedecalee.com/fouttii-fouttii-maro-bara-bara/

Tout le monde est rassasié. Alors commencent les ébats autour des 60 ans d’indépendance de Condébilidougou. Le 28 septembre 1958, c’est à cette date que N’Dourou Boussai dans sa fougue de jeunesse, a grimpé sur les épaules de De Gaule pour dire NON ! À la communauté française. Une fierté de tout le continent africain qui a occasionné le déchainement de plusieurs Etats d’Afrique des mains des colons toubabs. « Les Guinéens doivent savoir que le non de 58 n’appartient ni à une personne même pas à la Guinée mais à l’histoire et au continent tout entier » s’exclame Kiri Dîdî. L’obtention de l’indépendance de Condébilidougou, a été la conjugaison des efforts de tous les compagnons. Sous l’angle du nationalisme, de la reconnaissance et de la cohésion du bled, le sinistre secrétaire à la présidence met cette gloire aux bénéfices de ceux qui ont été même qualifiés de ‘’traitre’’ sous le régime de N’Dourou Boussai. « Reconnaitre que Sékou Touré par l’histoire, par la volonté aussi de ses compagnons dont certains vont devenir ses adversaire plus tard, Sékou Touré a été le leader du mouvement national qui a conduit à l’indépendance. Lui reconnaitre cela ne porte tort à personne et ne remet pas en cause tout ce qu’on peut dénoncer dans son régime. Reconnaitre aussi que Barry Diawadou et Barry 3 auraient pu être des prétextes pour bloquer notre indépendance. Ces hommes, certains étaient sénateurs au sénat français, certains étaient déjà députés, ils avaient des grands avantages en France, ils ont suivi Sékou Touré, ils ont dit que nous ne sommes pas de ton parti mais le chemin que tu poursuis, c’est le chemin de l’histoire et de notre peuple. Il faut qu’on accepte cette histoire et que les passions s’apaisent ». Plaide le sinistre sécréteur gêné-râle à Wètchètouréyah.

Kiridi Nagoura secrétaire général à la présidence de la République

Les cordonniers de l’assemblée générale de bouffe de laffidy-foutty ambitionnent de faire de cette rencontre hebdomadaire un festival à l’image du festival des grillades. L’idée est de fédérer toutes les variétés de foutty-laffidy de Condébilidougou pour promouvoir l’art culinaire du bled. Ça vaut le coup hein.

Mbella Diallo

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