Maitre Traoré met en garde contre une répression du 14 octobre

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Le prétexte qu’utilisent très souvent les pouvoirs publics pour confisquer la liberté de manifester est que les manifestations de rue sont à l’origine de pertes en vies humaines, de blessés graves et de destructions diverses. Cela n’est pas totalement faux. Mais au lieu d’interdire l’exercice d’une liberté fondamentale comme la liberté de manifester, l’État devait plutôt prendre les mesures légales pour éviter des violences lors des manifestations et, en cas de violences, s’employer à situer les responsabilités. Mais il est quasi certain que ce qui intéresse l’État, c’est plus l’interdiction de certaines libertés dont l’exercice peut le gêner que la création des conditions d’un exercice sans incidents de ces libertés.

C’est pourquoi, les organisateurs de manifestations de rue sont obligés de prendre eux-mêmes toutes les dispositions qui sont à leur portée pour éviter tout débordement en sensibilisant au maximum ceux qui envisagent d’y prendre part. Des messages clairs, précis et fermes doivent être adressés à tous les manifestants afin qu’ils ne donnent aucun argument à l’État pour interdire ou réprimer une manifestation.

Le FNDC doit absolument veiller à ce que les manifestations qu’il projette, se déroulent comme la toute première des « Forces Sociales » contre l’augmentation du prix du litre de carburant à la pompe. Les Guinéens doivent montrer qu’ils sont capables de manifester comme les Algériens et les Soudanais.

Les PA qui sont installés dans certains quartiers ciblés de Conakry doivent se rappeler que la mission qui leur a été assignée officiellement est uniquement d’intervenir lorsqu’il y a des atteintes à la sécurité des personnes et des biens et non de réprimer des manifestations.

Que chacun reste dans le cadre de la loi, tout se passera bien. Il ne sert à rien de créer une psychose chez les citoyens dans le seul but de de criminaliser l’exercice d’un droit constitutionnellement consacré.

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