Makhissa contre le journaleux Marouane: le tribu-anal de kaloum va juger l’affaire au grand dam de la défense

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Maitre Salifou Béavogui avocat de Habib Marouane Camara journaliste (à gauche en chemise bleue)

Poursuite ce mercredi du procès opposant le dur-recteur national des impôts au journaleux Habib Marouane Cas-marrant de la radio Nostalgie. L’avocat de la partie ci-vile qui n’est autre que le tout puissant ancien premier, ancien président de la cour suprême est l’avocat du tout puissant Makhissa. Le procès a été reporté à huitaine pour la suite des ébats.

De grandes acrobaties en termes juridiques dans cette affaire. Chacun défend son client. Les propos pour lesquels le dur-recteur des impôts a porté plainte contre le journaleux ont été publiés sur la page fesse-bouc du journaleux. Devrait-il être jugé en tant que journaleux ou simple citoyen ? C’est la grande question et chaque camp argue et ment.

Maitre Sali-poux Béa-doguit un des avocats du journaleux estime que le tribu-anal de kaloum est incompétent à connaitre cette affaire. Pour lui, il ne doit y avoir d’amalgame ; la loi sur la liberté de la paresse doit être appliquée point barre « C’est un journaliste qui comparait devant vous. Pour preuve dans la citation adressée par la partie civile à votre tribunal, il est indiqué ‘’Habib Marouane Camara, demeurant à la Radio Nostalgie’’. Ce qui prouve qu’il est poursuivi en qualité de journaliste. Ne voyez pas le poids des justiciables, mais le poids des arguments. Acceptez de dire le droit dans cette affaire ». En tout cas, les adversaires en sont pas n’importe qui. Mais les gars sont pas intelligents. Ils parlent de journaliste et maintenant, ils veulent qu’il soit jugé comme un vendeur de Takoula.

L’avocat de la partie civile n’est pas n’importe qui. Il passe pour tous les moyens pour dire que dans cette affaire ce n’est pas un journaleux qui est devant le tribu-anal mais un petit Mamadou comme tout Guinéen lambda « Marouan n’est pas une presse. Marouane n’est pas un organe de presse. Il n’a pas écrit sur sa page pour informer, mais pour désinformer. Donc je vous prie madame de juger cette affaire »

Maitre Lamine Sidimé avocat de la partie civile, à droite sur la photo Makhissa Camara directeur national des impôts et plaignant

Le tribu-anal s’est plié à la volonté de la partie civile, il va juger l’affaire. Pour cette journée, le plaignant était bien présent dans la salle aux côtés de son avocat. Le procès a été renvoyé au mercredi 24 juillet prochain, pour permettre à l’avocat de la dépense de mieux prendre connaissance du dossier.

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