Pluies diluviennes et visite de chef d’État libérien : Conakry comment circuler? 

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Une rue de Conakry après une nuit de pluie

La saison pluvieuse entre dans sa phase forte  ce mois de juillet. Les Guinéens en voulaient vraiment parce que la chaleur était trop ces derniers temps, les ordures et les moustiques faisaient la fête sur les Conakrykas. Malheureusement quand il pleut l’on déplore non seulement les dégâts matériels et humains.

L’on se rappelle encore de l’inondation qui a fait 5 morts au mois d’avril. En vérité, ce sont les ordures qui ont dégainé puis ont cassé le mur pour atteindre les innocents. Une sorte de « grève ». Ce jeudi 11 juillet, les Conakrykas ont eu du mal à rallier leur lieu de travail à cause des eaux de ruissellement qui n’ont pas de passage, bref manque de canaux d’évacuation.

Il y a aussi que le Président libérien Georges Weah effectue une visite dans notre capitale où comme l’a dit Cheik Yérim Seck « La seule capitale pour parcourir 5km, on fait deux heures ou trois heures ».  Cela c’est en temps normal. Imaginez donc le calvaire des citoyens quand les seules petites routes sont bloquées pour accueillir un chef d’État. Ce jeudi, c’est d’abord les pluies diluviennes qui ont ramassé les ordures pour bloquer la route dès 6heures du matin. A l’autoroute fidèle Castro, niveau aéroport, l’eau a complètement bloqué la route (sous le pont). Georges Wéah a fait une visite histo-rixe. Il a de quoi se rappeler du bled de Körö-Condébilii.

A Kipé et Hamdallaye, également les usagers ont passé plusieurs heures dans les bouchons, bloqués par les eaux. Ensuite les policiers ont bloqué à leur tour pour la réception du Chef de l’État libérien. A un moment donné, dans les médias et sur les réseaux sociaux, on vantait les travaux de Mous-taf-taf Nanyité, sinistre des travaux publics qui rafistolait quelques rues de Conakry.

Dites lui de faire un tour à Hamdallaye, Dixinn, Dar Es Salam, Coza, bref une grande partie de Conakry où il y a des nids de poule que dis je nids d’éléphant (pas notre syli de défaite), même si on peut les comparer. Partout, les ordures, la boue et autres  mauvaises rues polluent le passage des Conakry.  Les Guinéens résignés cohabitent avec cela sans piper mot.

Diallo Kolenkè

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