Présidents-présidés, arrêtez de bouffer et soufflez !

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En 1885, à Berlin, dans un concert de whisky et de cigare, s’est décidé loin de Farafina, le sort de ses millions de populations. Les oreilles-rouges, à la découverte en terre Farana-fric des richesses dont avaient besoin leurs industries, sont entrées en conflit incessant entre eux pour sa possession comme des enfants turbulents et affamés autour d’un gâteau. Comment les calmer ? Il faut partager le gâteau entre eux. Ils se calment  tout de suite ! Mais le mauvais sort c’est pour le gâteau. Nous sommes ce gâteau. Il faut changer cette situation. On a tenté.

Il y a cinquante quatre ans, un certain 25 mai, s’est mise en place une association de présidents-présidés, pour une arnaque légale des mentalités des populations africaines : O.U.A (Organisation de l’Unité Africaine) on avait appelé cette association. En réalité, ils ont organisé quelle union depuis ? Non, ils étaient pas là pour ça, en vérité. Sinon, pourquoi voter dans sa constitution l’intangibilité des frontières en Afrique ? N’est-ce pas antinomique comme attitude ? Genre, on veut l’union, mais on ne touche pas à ce qui nous divise. N’importe quoi. Donc, l’organisation a fauché dès le départ. Sous l’œil complaisant des Sékou Touré, Kwame Nkuruma, Modibo Keita… qui voulaient une union radicale de l’Afrique, sans frontières. On pouvait comprendre tout ça, car ils venaient de sortir d’une tourmente psychologique des travaux forcés qui avaient longtemps duré. Ils étaient donc à l’école de la gestion publique.

Vu qu’ils avaient duré sur le banc de l’organisation d’une union africaine, ils se sont sentis mûrs pour mettre enfin en place ce qu’ils ont longtemps préparé dans l’organisation : Union Africaine. Ils​ se sont dit : « non, on a trop duré sur le banc, allons à Dur-banc, une ville de l’Afrique du Sud, pour créer l’UA (l’Union Africaine) ». Ce qui fut. Wassa-wassa!!! Ayéééé!!! Tout le monde était content. Djaka woooo, c’était une affaire de «bonnet blanc, blanc bonnet » ! Cette loi de l’intangibilité des frontières était là encore. Elle avait enfoncé ses racines dans les crânes égoïstes des présidents-présidés. Et très malheureusement, le vent soufflé par l’UA n’était pas assez fort pour la déraciner. Bien évidemment parce que ce vent sortait de la bouche de ces présidents-présidés qui ont la bouche bien remplie de nos richesses qu’ils bouffent. Bouche pleine ne peut souffler, dit-on. Qu’est-ce qu’on fait alors ? Attendre qu’ils finissent de bouffer pour souffler, sur cette loi de l’intangibilité des frontières afin de la déraciner ? Ou bien nous dire gbè-gbè que l’Union Africaine entretient en réalité notre division avec cette loi ? Han, dans le rêve ! Leurs bouches ne seront jamais vides. Farafina est trop riche, malheureusement pour nous.

Donc, compter sur ces présidents-présidés pour l’unité du contient, c’est comme se marier avec la tension artérielle. Si vous, vous comptez sur eux, je vous conseille de vous inscrire directement dans une salle ou une école de détention des​ nerfs. Une salle de yoga serait bien pour vous. Car, ils sont à la solde des puissances impérialistes. C’est seulement avec eux qu’ils peuvent transgresser cette loi d’intangibilité des frontières. Avec le Soudan, par exemple, la Libye actuelle. Le Mali et le Cameroun sont en cours.

Pourtant l’unité africaine est un impératif et une urgence. Un impératif, parce que nous vivons dans un monde de requin où les forts bouffent les faibles. Une urgence, parce que nos richesses naturelles sont tarissables. Et cette union africaine viendra des populations à la base. Pour ça, il nous faut une formation de conscience fédérale à tous les niveaux. Pourquoi ne pas l’introduire dans les programmes éducatifs ? Körö-Kondébilii qui se dit pan-panafricain, qu’est-ce qu’il a fait dans ce sens ? Rien. Zéro, pointé ! Non, que zéro m’excuse de le comparer au bilan panafricaniste de ce président-présidé de la terre Fanarafina de Kondébilidougou … Son seul point positif est la fête qu’il a organisée pour célébrer la pauvreté à travers le PPTE. Fêter parce qu’on n’a été acceptée par les «puissances» coloniales en tant que Pays Pauvre Très Endetté ! Ah oui ! A maama gnöye !

Mikhindé Dalindé

 

 

 

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