Procès Mohamed Bangoura: le journaleux sera fixé sur son tort le 17 septembre prochain

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Mohamed Bangoura, Directeur de Publication du site Mosaiqueguinee.com

Le procès de Mohamed Bangoura et Fodé Baldé s’est poursuivi ce lundi 9 septembre au tribu-anale de Kaloum. Ce lundi, place aux réquisitions et plaidoiries. Le procès a été renvoyé au 17 septembre. Les gars sauront si oui ou non, ils vont élire domicile dans un gnouf.

Le procureur qui, jusque-là a défendu bec et ongle ce dossier, a brillé par son absence. « Le parquet qui devrait amener le tribunal à être rassuré de la commission des infractions a simplement abdiqué. On appelle ça abandon des poursuites » soutient Me Bea. A la place de moussé ‘’cyber sécurité’’ (procureur NDLR), c’est un autre substitut qui ne connait ni tête ni queue de l’affaire qui l’a substitué. « Nous demandons l’application de la loi applicable à cette procédure » a lâché tout court le procureur audiencier sans aucun argumentaire défendant l’accusation ni précision sur la loi applicable encore moins une peine à l’encontre des accusés.

Les avocats de la défense ont saisi au rebond cet acte du procureur pour fendre leurs arguments sur la non publication de la loi (L037) portant cyber sécurité sur la base de laquelle leurs clients ont été poursuivis. « On ne peut pas opposer cette loi à Mohamed Bengoura et Fodé Baldé » soutient-Me. Mohamed Traoré.

Maitre Mohamed Traoré

En conséquence demande-t-il « vous (le procureur) devez nous présenter des excuses pour nous avoir fait perdre du temps inutilement ». « Ce dossier est un vide juridique, c’est une injustice pure et dure, c’est une honte » enchaine et flingue Me. Beavogui. Au regard de cette acrobatie d’arguments, les avocats de la défense demandent à la juge de renvoyer les deux accusés des fins de non poursuite faute de base légale. Pour l’avocat de la partie civile qui soutient la commission des infractions de diffamation à l’endroit de Körö a juste sollicité « le franc symbolique et l’insertion de la décision à intervenir soit ordonnée dans un journal d’annonce légale pour que l’opinion nationale et internationale sachent que les allégations contenues dans la tribune étaient diffamatoire » demande sagement Me. Lancé 3 Kaba.

Maitre Lancé 3 Kaba

La juge après avoir écouté toutes les parties prenantes au procès a renvoyé l’affaire au 17 septembre pour la délibération.

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