Tous au public: c’est apprendre ou à lécher!

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Tous au public: c’est apprendre ou à lécher!
L’ère K-au-Callé  au Mystère de l’en-saignement pré-universit’erre et de l’alpha-bêtisation se veut distincte de l’époque de ses prédécesseurs. C’est pourquoi, depuis sa désignation par Körö-kondébilii,le nouveau poltron de L’en-saignement des marmots et des ados a entamé de nombreuses « réformes » au départe-ment. Sauf que ces décisions, parfois irréfléchies, sont encore à un siècle de réjouir certains Kondébilikas, habitués à la banalité et à l’absence de rigueur. C’est le cas de son projet de n’envoyer les nouveaux étu-diots que dans les universités publiques. Bye aux univer-si-pitié pour les bacheliers. Une décision qui avait été beaucoup commentée et qui, depuis l’annonce de la date des orientations, revient encore sur les lèvres des étu-diots qui n’en font pas la même lecture. C’est bien ce qu’a constaté ce mardi 12 septembre, un décaleur qui est allé caler son micro à certains au quartier Sangoyah.
Rouguitou Barry fait partie des rares rescapés du cataclysme au baccalauréat de cette année. Après son succès au bac, sa mère l’a exemptée des corvées ménagères afin qu’elle puisse se reposer. Depuis, la jeune fille est tout le temps scotchée sur l’écran pour savourer ses télénovelas. C’est donc contre son gré qu’elle a accepté cet après-midi d’abandonner son plaisir pour nous répondre. Si Rouguiatou a déjà fait ses choix sans se plaindre pour les frais d’orientation, fixée cette année à 30000 francs fuyant, c’est pour autant à contrecœur que la jeune fille a accepté de choisir une université publique. Selon elle, avec les effectifs pléthoriques, ces univers-si-pitié n’offrent pas une formation de qualité. « Je ne voulais pas du tout être orientée dans une université publique car il n’y a pas de la qualité là-bas, il y a beaucoup d’étudiants dans les salles. En plus, il ya le risque d’être orienté à l’intérieur alors que je ne veux pas ça. Je voudrais aller rejoindre ma camarade à l’UNC. Quand même les frais d’orientation ne sont beaucoup et grâce à l’internet, c’est facile. J’ai vite fait pour moi .Tous mes choix, c’est à Conakry», nous a-t-elle confié. Et Halimatou, aussi admise cette année au bac de bonder dans le sens : « Je voudrais aller dans une université privée, mais depuis que K au carré a pris cette décision, tous mes plans ont été mélangés. Dans les universités publiques, il y a beaucoup de désordre. Maintenant, j’ai peur d’être orientée à l’intérieur ». Vous pouvez vous payer les frais et aller dans le privé. A baraban!
Trouvé dans un kiosque de loterie, Ibrahima Sory, lui, garde encore le goût de son admission au bac, car il aura été recalé l’an passé. Et contrairement aux autres, le jeune homme n’attend seulement qu’être orienté. Qu’importe! Que ce soit une université publique de Con-à-cris ou en dehors de la capitale. Pour lui, l’importance était d’abord d’avoir son bac. « C’est une décision du gouvernement, je ne peux qu’obéir à ça. Moi, je suis encore content car j’ai eu mon bac après avoir échoué l’an passé. Les universités privées n’ont que de bonnes infrastructures mais il n’y a pas de formation. Moi je suis prêt à aller partout », a-t-il déclaré sur un ton jovial.
« Le gouvernement est libre d’orienter les étudiants où qu’il veut. Les privés n’ont qu’à attirer les étudiants, mais ce n’est pas au gouvernement de leur procurer forcément des étudiants. Les privées c’est un marché, si elles veulent avoir des étudiants, qu’elles présentent ce qu’elles savent faire », a analysé  sur sa page Facebook, Amadou Mouctar Diallo, juriste de formation et chargé de cours de droit de l’environnement dans plusieurs universités privées de Conakry.
En tout cas c’est apprendre ou à lécher car K-au-Callé veut juste monter très haut dans les estimes de Körö-Kondébilii. Et toutes les décisions sont bonnes à prendre pour y arriver. Faut juste pas qu’il oublie que le Mansakè est imprévisible et qu’il nen fait qu’à sa quête. Les nouveaux étudiants ne peuvent plus que s’en remettre aux universités publiques et au sort qui les désignera pour Con-à-cris ou l’intérieur du bled.

 

                            Doussouba Yaya Sacko

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