Réparation des chaussées : le calvaire donne des calvities aux usagers grognons

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Une route en réfection à Conakry

Depuis quelques semaines, certains carrefours de la capitale et ses périphéries sont en chantier. Tout se fait en fin de mandat, pour se payer la tête de qui? Les usagers quant à eux vivent un calvaire car ce sont plusieurs endroits qui sont entrain d’être réparés en même temps. Certains citoyens à force de grogner contre les interminables bouchons ont fini par avoir des calvities.

Du Km36 dans Coyah à Donka à Con-à-cris en passant par le carrefour Cosa, le carrefour de la cité Enco 5 ou encore Lansanaya Barrage, c’est une grande file de voitures bloquées dans un bouchon interminable qu’on aperçoit. A ces différents endroits, le bitume a laissé place à de la terre et de la poussière, parfois à du béton entrain de remplacer le premier. Même si cette situa-chions devrait réjouir le populo, ils se plaignent d’abord des embouteillages que ces travaux effectués en même temps occasionnent.

C’est le cas de Faya Pascal Milli-molo rencontré au Km36 alors qu’il se rend à l’Univers-cité. 《Depuis qu’ils ont commencé à travailler au niveau des rond-point, nous souffrons. Même quand tu sors tôt le matin pour aller à un rendez-vous, tu arrives en retard à cause des embouteillages. C’est fatiguant et ça retarde aussi. Même les corniches ou raccourcis qu’on emprunte d’habitude sont bourrés. C’est tout un calvaire vraiment》, déplore ce jeune.

Toutefois, il appelle le minus’terre des travaux publics à travailler rapidement mais aussi efficacement pour une meilleure fluidité de la circula-chions. A côté des passagers, les chauffards sont les plus touchés par cette situa-chions. 《Depuis décembre, ceux-ci ont commencé le travail et jusqu’à présent, ils n’ont pas fini. C’est tellement fatiguant. Déjà que nos voitures sont vieilles, on a du mal à les gérer maintenant dans l’embouteillage et 36 et barrage sont pires car c’est difficile de trouver où dévier dans le quartier. Moi parfois, je me limite à Kountia Plaque quand c’est chaud》, raconte Alhassane Scylla, chauffeur rencontré au km36. Monsieur si votre voiture est vieille, ça aussi c’est de la faute du minus-terre peut-être.

Des embouteillages à Conakry

Cet état de fait les pousse ainsi souvent à se limiter à mi-chemin, coupant le tronçon en deux au grand dam des usagers. Sur ce sujet, ils accusent encore l’Étal《Quand il y’a embouteillage, on préfère rentrer dans le quartier où se limiter à mi-chemin car dans le quartier aussi, l’État n’a pas fait les routes et ça peut gâter nos voitures》, éclaire le monsieur. Patoron, division des tronçons seulement là n’a pas commencé aujourd’hui, donc ayez pitié du gou-vainement et cessez de l’accuser pour une fois car en plus, l’Étal c’est toi et moi.

Les taxi-motos eux n’ont pas que des plaintes

Les conducteurs de taxi-motos sont les gagnons et leur conduite n’aidant pas, tout peut basculer à tout moment. En même temps ils bénéficient de la situation car très sollicités pendant les embouteillages. Les gars tellement contents du plus de francs glissants qu’ils embauchent ont actuellement les 32 dents toutes en l’air. A chaque endroit où a lieu la réfection de la voirie, ils sont visibles regroupés en tas à l’image d’un Canard et ses canetons, hélant des passagers à pied ou dans des voitures, las d’attendre que la bagnole se bouge enfin.

Almamy Alsény Keita fait partie de ceux là. Positionné au rond-point du km36 avec ses amis, il attend patiemment et guette chaque visage dans l’espoir de trouver un potentiel client. 《Dans les embouteillages, on se débrouille parce que là, les véhicules ne peuvent pas aller où ils veulent et les passagers ou passagères se retrouvent fatigués, ce qui fait que certains prennent la moto… On augmente le prix aussi lors des bouchons parce qu’on se rend compte que la personne est dans le besoin et l’urgence mais aussi à ce moment, la moto consomme beaucoup de carburant car la route n’est pas libre. Donc ça nous arrange d’une part mais parfois, ces embouteillages nous fatiguent car on risque d’avoir des accidents》, zozote le jeunot avec de grands gestes.

Ces travaux de réfec-chions des différentes voiries débutés depuis novembre 2019 visent à fluidifier la circula-chions des personnes et de leurs biens. Mais les citoyens commencent à perdre patience, agacés par les interminables embouteillages. Ne connaissent-ils pas le dicton qui dit qu’il faut souffrir pour être belle?

Couine Elisa-bête

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