Soutien-gorge à Dame X: le collectif des ONG tiennent un sit-in debout devant le minus-terre de la justice

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Des membres du collectif des associations devant le ministère de la justice pour réclamer justice pour dame X victime de viol

Ce vendredi matin, des activistes et citoyennes défendant la cause de dame x ont fait un sit-in  »debout » devant le minus’terre de la fustige, une façon pour elles de soutenir cette dame  »victime » de viol à Siguiri et d’appeler l’Étal Condébilika à rendre fustige.

Elles ont promis de séjourner pendant quelques heures chez le sinistre de l'(in)justice et elles l’ont fait ce vendredi matin. Pour soutenir dame X, violée collectivement et menacée de mort, un collectif d’ONG s’est mis en place et a prévu des actions pour se faire entendre. Après l’étape de la confidence de stress le 07 décembre dernier, c’était au tour du sit-in ce vendredi 13 décembre. Après avoir zozoté durant près de trois heures, une déclara-chions a été lue《Dans le contexte actuel de recrudescence du viol ainsi que des violences faites aux femmes, il est important de rappeler à l’État Guinéen ses engagements internationaux en faveur du respect des principes des droits humains. Le préambule de notre constitution proclame:  »Son adhésion aux idéaux et principes, droits et devoirs établis dans la Charte de l’Organisation des Nations unies, la Déclaration universelle des droits de l’homme, les Conventions et Pactes internationaux relatifs aux droits de l’Homme, l’Acte constitutif de l’Union Africaine, la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples et ses protocoles additionnels relatifs aux droits de la femme, ainsi que le traité révisé de la CEDEAO et ses protocoles sur la démocratie et la bonne gouvernance. » rappellent les activistes pour commencer.

Elles mentionnent aussi leur intention de se constituer partie civile auprès de la victime dans leur élan de lutte et ce, en respect des dispositions de l’article 156 du code de procédure pénale. 《Nous activistes réclamons que la justice se rende dans un délai raisonnable dans le total respect des principes énoncées à l’alinéa 2 de l’article 9 de la constitution qui dispose : Tous ont le droit imprescriptible de s’adresser au juge pour faire valoir leurs droits face à l’État et ses préposés》, font savoir les mani-pestantes.

On dirait qu’elles ont pris le temps de lire et relire des cours de doigts pour chanter, façon dont elles argumentent là. Elles exigent en outre le respect de l’article 6 de la constitu-chions Condébilika. Celui-ci dispose également que: « L’être humain a droit au libre développement de sa personnalité. Il a droit à la vie et à l’intégrité physique et morale. Nul ne peut être l’objet de tortures, de peines ou de traitements cruels, inhumains et dégradants. Nul n’est tenu d’exécuter un ordre manifestement illégal .  » 《La loi détermine l’ordre manifestement illégal. Nul ne peut se prévaloir d’un ordre manifestement reçu ou d’une instruction pour justifier des actes de tortures , de sévices ou de traitements cruels, inhumains ou dégradants commis dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions. Aucune situation d’exception ou d’urgence ne doit justifier les violations des droits humains》, ajoute les nounous et nénettes.

Qu’est-ce qu’elles réclament concrètement dans cette affaire

Dans cette affaire, ces activistes assurent réclamer seulement l’application des dispositions de l’article 23 du code de justice militaire qui indique que les juridictions militaires sont compétentes pour instruire et juger les infractions de droit commun commises par les militaires ou assimilés dans le service , dans les établissements militaires ou chez l’hôte, ainsi que les infractions militaires prévues par le présent code. Selon elles, 《il n’existe aucune entrave légale à la poursuite des enquêtes dans cette affaire. D’autant plus que nos forces de défenses sont régies par des règles de conduite qui d’ailleurs en son article 31 dispose: les personnels des forces de défense doivent s’abstenir en toute circonstances des actes suivants: Meurtre , tortures , châtiments corporels , viol , mutilations , tous traitements cruels inhumains ou dégradants tels que la flagellation , coups , bastonnades , prise d’otage , punitions collectives et tout autre acte portant atteinte à l’intégrité physique et/ ou psychologiques ainsi qu’au bien-être des individus 》, rapporte la déclara-chions.

Mesdames, vous êtes juriste ou activiste parce que façon dont vous alignez les articles juridiques, c’est à croire qu’on est face à des avocates. La lecture prend fin par la condamna-chions avec la dernière énergie ( comme toujours à Condébilidougou, à croire qu’elles possèdent même cette énergie dont elles parlent) les persécutions et violences dont dame X a fait l’objet car elles croient, non elles sont sûres que cela vise à garder sa bouche muette comme une tombe, même si parfois les morts parlent.《 Nous continuerons à défendre les principes sacro-saint du respect de la dignité humaine pour que plus jamais les victimes de violences sexuelles ne soient coupables des agissements du ou des violeurs . Le viol est un crime. Le viol collectif est une arme pour détruire la femme 》, conclut la déclara-chions.

Couine Elisa-bête

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