Union monétaire ouest africaine : les États trainent le pas

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Du 16 au 24 août à Conakry se tient  la 35è réunion conjointe ordinaire du comité chargé des affaires économiques et des opérations de l’AMAO (Agence monétaire ouest africaine). L’objectif est d’assurer la mise en œuvre des directives des chefs d’États et des gouvernements lors du dernier sommet à Abuja, et aussi pour la mise en œuvre de l’union monétaire. C’est aussi une opportunité pour évaluer le niveau de performances des États membres par rapport aux critères prescrits.

Momodou Bamba SAHO, Directeur de l’AMAO, a énuméré les critères pour l’adhésion des pays dans la zone monétaire. « Il s’agit entre autres de déficit budgétaire inférieur à 5%, au non financement du déficit par la banque centrale, la nécessité de disposer des réserves suffisamment importantes pouvant couvrir 3 mois d’importation et enfin l’inflation qui doit être inférieur à 10%. Seulement voilà pour l’année 2018, seuls deux pays ont respecté ces critères. Alors que l’échéance pour l’entrée en vigueur de la monnaie est fixée à 2020. Les États trainent le pas, d’où l’invite des chefs d’États à une approche graduelle pour parvenir à l’union monétaire donc la directive est que les États membres s’attelle à renforcer leur performance à fin qu’en fin 2019, ces pays puissent respecter les critères établis ».

Il a indiqué que les décisions de l’Autorité constituent des étapes importantes pour le projet d’Union monétaire. Même qu’il a fallu de nombreuses années de consultation pour en arriver à des décisions sur les questions de travail. Toutefois, aussi momentanées que soient ces décisions, elles ne constituent qu’une partie des activités du processus de mise en place effective d’une banque centrale commune et de conduite d’une politique monétaire unique. Mais dit Momodou Bamba SAHO,  l’un des piliers centraux de ce processus est le respect par les États membres des critères de convergence. Dans ce domaine, la performance s’est détériorée en 2018 car seuls deux États membres (Cap-Vert et Togo) ont rempli les quatre critères primaires, contre quatre (Guinée Bissau, Mali, Sénégal et Togo) qui ont rempli les quatre critères primaires en 2017. Les performances en matière de convergence devraient s’améliorer de manière significative et rapide si nous voulons disposer d’un ensemble d’États membres éligibles à l’Union monétaire.

Diallo Kolenkè

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