Viol de dame X « dans un camp militaire »: Moussé Yéro et cie en rang-fort

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Moussa Yéro journaliste activiste des droits des femmes et une dame victime de viol qui garde l'anonymat à cause des menaces qu'elle reçoit

Moussé Yéro Bas, présidente de l’ONG Femmes, Développement et Droits Humains (F2DH) et d’autres activistes comptent se faire entendre pour réclamer justice pour dame X qui est depuis un moment, victime de viol  et de  menaces à Siguiri. Le vendredi 13 décembre, un sit-in est prévu devant le minus-terre de la dépense.

《Nous nous engageons à la soutenir parce que c’est une citoyenne guinéenne qui a expliqué ce qu’elle a vécu dans un camp militaire, un cas de viol collectif selon elle. Et elle détient une vidéo où quelqu’un est en train d’abuser d’elle et à la base selon elle, c’est une histoire de dette…》débite Moussé Yéro pour commencer. Ce scénario n’a pas laissé les activistes de marbre car elles supposent qu’aucune citoyenne Condébilika ne doit être sujette de menaces pour avoir parlé.《Si une personne accuse les autorités, ce que l’État doit faire, c’est de mener les enquêtes et de savoir ce qui s’est réellement passé…》estime dame Yéro.

Ces activistes ont alerté l’opinion nationale et internationale pour faire savoir que dame x continue de subir des menaces. Elles ne comptent pas s’arrêter là 《…Mais aussi, nous avons voulu organiser un sit-in devant le ministère de la défense. Nous avons adressé un courrier à la mairie de Kaloum qui nous a dit que le ministère de la défense se trouve dans un camp militaire et que la mairie n’a pas la compétence de délivrer une autorisation d’aller manifester dans ce camp. Ce serait une violation des règles en la matière 》, informe la présidente de F2DH.

Après cette réponse de la mairie, ces dépenseurs des doigts humains ont reformulé leur courrier pour demander à faire le sit-in devant le minus-terre de la fustige. 《Normalement, nous devrions obtenir un courrier réponse aujourd’hui pour savoir si le sit-in est accepté ou pas》, nous raconte-t-elle.

Et si le sit-in n’est pas autorisé ? 《A ce que je sache, récemment le président de la République, le premier ministre, tout le monde a dit que l’interdiction des manifestations était levé donc moi je ne sais pas réellement pourquoi on refuserait qu’on fasse un sit-in surtout devant le ministère de la justice. Ce n’est pas une marche qu’on va faire, on viendra juste s’asseoir pour dire ce que nous voulons, exprimer nos ressentiments par rapport à ce qui est en train de se passer. Donc on peut passer par le sit-in tout comme on peut passer par d’autres moyens comme des campagnes médiatiques, on peut passer par les réseaux sociaux, on peut organiser de conférences, des points de presse pour suivre le dossier et écrire aux institutions et aux ambassades pour signifier ce qui est en train de se passer. Il y a plusieurs voies qu’on peut suivre pour défendre la femme》, affirme l’activiste des doigts humains.

Au-delà de ce sit-in, une campagne de levée de fonds est lancée pour permettre à dame x de reprendre son commerce et le cours de sa vie en attendant que la justice fasse son travail, 《si ce n’est pas le cas, nous nous réservons le droit d’aller jusque devant la cour de la CEDEAO》 fait savoir dame Bas. Elles sont engagées dee.

Couine Elisa-bête

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